Les salles de spectacle
THEATRE DE LA PORTE SAINT MARTIN
Adresse :
18 BOULEVARD SAINT MARTIN
75010 PARIS
Accès :
METRO : STRASBOURG SAINT DENIS
15 € au lieu de 30 € -50%
A partir de 15 €
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME (Th. de la Porte St Martin)
Le Bourgeois gentilhomme :
Dans tout ce que fait François Morel, il y a un fond de tendresse. C'est en quoi sa rencontre avec Monsieur Jourdain se révèle fructueuse. Il faut du bourgeois frappé de la folie des grandeurs un vieux petit garçon qui rêve les yeux ouverts. Ainsi, ayant de l'amitié pour lui, rit-on de bon cœur.
Jacques Nerson
5 articles
LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
Shakespeare, c'est bon pour le moral ! :
Nicolas et William. Shakespeare et Briançon. C'est l'association la plus excitante de l'automne. Inaugurée, il y a deux ans, avec La Nuit des rois, elle se poursuit avec un Songe qui tourne au cauchemar sous le regard d'un magicien trop confiant (Briançon soi-même) et de son lutin maladroit, joué par Lorànt Deutsch.
C'est donc l'histoire de X qui aime Y qui aime Z qui aime... Shakespeare, qui possède autant de potion magique qu'Astérix, change un homme en âne, en fait un objet de passion pour la reine des fées (Mélanie Doutey) et, croyant bien faire, met le binz dans les cœurs de quatre jeunes gens amoureux.
Si Briançon tranche un peu trop dans la chair des personnages afin de faire plus court, il surprend et séduit en plantant le décor dans une boîte de nuit des années pop. Désinvolture et glamour. Jolies filles sur jambes de gazelle. Garçons un peu niaiseux. Le tout, entrecoupé d'une pièce dans la pièce où l'inénarrable Yves Pignot emmène les vieux de la vieille sur les sentiers de la gloire, compose un divertissement plein de charme et de gaieté. A voir quoi qu'il en soit.
Laurence Liban
LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
Le songe d'une nuit d'été :
Ambiance seventies, musique disco et décor design urbain avec des fées qui se trémoussent autour de barres de pole dance : Nicolas Briançon a du savoir-faire pour créer du grand spectacle. Mais l'esthétique kitch est si vulgaire qu'elle fait oublier la poésie et la langue de Shakespeare. Mélanie Doutey (Titania et Hippolyte) s'en sort comme elle peut, Lorànt Deutsch (Puck) mène la danse avec une espièglerie charmante. Tout cela est lent et personne ne rit beaucoup. Yves Pignot en Bottom, chef de troupe des artisans, sait nous réveiller en cabotinant délibérément. Mais pourquoi un spectacle grand public de divertissement léger doit-il être si réducteur pour l'imaginaire ?
Sylviane Bernard-Gresh
LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
Le Songe d'une nuit d'été :
Le rideau s'ouvre sur ce qui ressemble à un plateau d'émission des Carpentier et un fond de musique des années 1970. Surgit en haut d'un escalier de cabaret la reine Titania, élégante Mélanie Doutey, et Obéron, le roi des elfes (Nicolas Briançon). Acteur et metteur en scène, Nicolas Briançon aime les séries comme Chapeau melon et bottes de cuir et le fait savoir dans son adaptation du Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare. On en entendra l'air du générique dans cette comédie qu'il a lui-même traduite. Hermia (Elsa Mollien) est folle de Lysandre (Thibault Lacour), mais son père la destine à Démétrius (Davy Sardou). Ce dernier est lui-même convoité par Helena, irrésistible Marie-Julie Baup dont toutes les interventions réjouissent le public. Hermia et Lysandre s'enfuient dans une forêt composée de tubes d'acier où Puck (bondissant Lorànt Deutsch) aura bien du mal à distiller ses potions magiques. Car Nicolas Briançon a préféré faire rire que rêver et les mythologies ont laissé place aux sixties habitées par des fées sexy en tenues moulantes (Michel Dussarat). Les protagonistes sont ainsi emportés dans des courses-poursuites, où les questions sentimentales l'emportent sur la féerie. On assiste à un jeu de cache-cache très divertissant, léger. Clou du spectacle : la scène des artisans, avec une Thisbé désopilante (Dominique Daguier). La transformation de Bottom en âne (facétieux Yves Pignot) enthousiasme la salle, dont les plus jeunes. Nicolas Briançon a osé une soirée étonnante, mais réussit son pari : attirer le plus grand nombre au théâtre. Pas mal !
Nathalie Simon
LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
Le Songe d'une nuit d'été :
Un texte écrit au 16ème siècle, une mise en scène très 70's, saluons l'audace de Monsieur Briançon ! Loin de tout conformisme, ce songe-ci peut dérouter de prime abord. Une forêt, qui évoque un nightclub, des fées, danseuses très sexy agrippées à des barres verticales métalliques représentant des arbres... Vous ne serez pas au bout de vos surprises ! Mais cela fonctionne : nous sommes happés par l'histoire, c'est drôle, le jeu est bon, le charme opère... Un texte intemporel ? La preuve en est faite ! Nous aurions toutefois espéré un Puck (Laurent Deutch) plus espiègle, moqueur et fantaisiste, mais ça n'était sûrement pas le parti pris de départ. Une pièce pour toute la famille !
LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
Le songe d'une nuit d'été :
Citons Shakespeare pour décrire le travail de Nicolas Briançon : "Le fou, l'amoureux et le poète sont farcis d'imagination". Après "La nuit des rois" en 2009, le metteur en scène poursuit avec tout autant de bonheur son exploration des comédies du dramaturge anglais. On peut dire qu'il a lâché la bride à son imagination. Quelle excellente idée que de transposer l'action dans les années 70. Cela fonctionne très bien parce que tout est fait subtilement. L'époque « pop art » ayant de quoi inspirer, Michel Dussarat (costumes), Bernard Fau (décors), Gaëlle de Malglaive (lumières) et Karine Orts (chorégraphie), se sont éclatés. C'est à sa création, en juin dernier au festival d'Anjou dont Nicolas Briançon est le directeur artistique, que j'ai découvert ce spectacle qui m'a enchantée par sa féerie et sa légèreté… Shakespeare y célèbre le théâtre en tant qu'art, mais aussi en tant que représentation de la vie et de l'imagination. Dans une forêt, la nuit, des amoureux se cherchent et se fuient, des artisans-comédiens répètent une pièce… Tout semble aller pour le mieux mais Oberon, roi des elfes, jaloux de Titania, reine des fées, va s'amuser avec l'aide de Puck, à dérégler cette douce nuit. Malgré les pièges, l'amour triomphera… La mise en scène est d'une grande efficacité. Il souffle comme un doux vent de folie dans ce spectacle. Pas de temps mort. La troupe, formée d'une équipe de vingt comédiens et danseurs, est à l'unisson. Lorànt Deutsch est un Puck facétieux et gaffeur. Nicolas Briançon un Oberon obstiné et Mélanie Doutey une Titania désarmante. Davy Sardou, Thibault Lacour, Elsa Mollien et la terrible Marie-Julie Baup sont très convaincants en amoureux plus qu'embarrassés par les tourments des sentiments. Mais la cerise sur le gâteau, c'est l'équipe des artisans ! Avec à leur tête l'ineffable Yves Pignot, génial Bottom, Maxime Lombard, Dominique Daguier, Léon Lesacq et Jacques Marchand sont inénarrables.
Marie-Céline Nivière
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LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE
A voir :
Quand plusieurs époques se rencontrent... le résultat est plutôt réussi ! Le début et la fin sont un tout petit peu long, mais la mise en scène et le jeu des acteurs vraiment bien menés.
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FRANCOIS MOREL
François Morel et ses lions sont de retour :
Figure essentielle de la compagnie de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff et, à la télévision, des Deschiens, François Morel a toujours chanté. Collection particulière avait marqué les débuts de cet artiste ultrasensible du côté du récital avec la complicité du compositeur Reinhardt Wagner. Il y a tout juste un an, il était à l'affiche du Théâtre du Rond-Point. Plus d'un mois durant, il donna ce spectacle très original, mêlant chansons et théâtre qu'est Le Soir, des lions… Après le premier récital où il n'était accompagné que du seul Wagner, le cercle s'élargissait. Trois musiciens de très bonne compagnie étaient embarqués sous la houlette de Juliette au poste de metteur en scène. Antoine Sahler (qui signe aussi les compositions), Lisa Cat-Berro, Muriel Gastebois. Dans un décor de bric et de broc qui rappelle le charme des tournées dans la douce France (Nils Zachariasen dans les lumières de Gaëlle de Malglaive), c'est un moment délicieux de divertissement, mais aussi un tour de chant qui nous éveille. Dans les costumes élégants, qui disent un autrefois charmant, qu'a conçus Pascale Bordet, le grand François Morel distille ses chansons comme autant d'épiphanies. La voix est tendre, le timbre ferme, l'émission claire. Il chante comme on raconte une histoire. Il y a dans les textes une densité romanesque touchante. Des personnages, des récits brefs, des destins croqués sur le vif, une profonde humanité, beaucoup de lucidité. Et de l'humour, toujours...
Armelle Héliot
















