Les salles de spectacle
THEATRE ANTOINE
Adresse :
14 BD DE STRASBOURG
75010 PARIS
Accès :
METRO : STRASBOURG SAINT DENIS
33 € au lieu de 53 € -38%
19 € au lieu de 36 € -47%
2 articles
UNE ETOILE ET MOI
Une étoile et moi :
Il fallait une vraie personnalité scénique pour incarner Judy Garland. Isabelle Georges réussit le pari d'interpréter cette légende du music-hall et du cinéma, avec une aisance confondante, passant sans complexe du jeu à la chanson et à la danse. En évoquant la destinée exceptionnelle de l'interprète du “Magicien d'Oz”, du “Chant du Missouri” et d'“Une étoile et moi”, elle raconte l'histoire d'une fille “pas très belle, un peu grosse et bossue”, devenue star à 17 ans, la vie d'une femme, amoureuse vaincue et mère de trois enfants, et aussi l'univers impitoyable de Hollywood, où “l'amour et l'amitié ne sont qu'un jeu”. Avec la complicité indispensable du pianiste Frédérik Steenbrink, qui joue tous les rôles masculins. Un spectacle lumineux, tendre et cruel, empli de mélodies inoubliables.
Thierry Voisin
UNE ETOILE ET MOI
Une étoile et moi :
Chanteuse et danseuse, elle était surnommée la "Piaf américaine" : Judy Garland revient sous les traits d'Isabelle Georges, qui lui prête sa voix, sa sensibilité et son dynamisme. Au piano, son complice, Frédérik Steenbrink, et, pour la mise en scène,e le regard amical d'Eric Metayer. Une soirée idéale pour les fêtes sur fond de mélodies légendaires : Over The Rainbow (Le Magicien d'Oz), The Man That Got Away (Une étoile est née)... Homme ou femme, on craque pour Isabelle Georges !
Nathalie Simon
3 articles
HOLLYWOOD
Hollywood :
L'auteur américain Ron Hutchinson a réalisé un petit chef-d'œuvre de drôlerie. A première vue, il n'y a aucune raison pour que l'histoire fasse hurler de rire. La scène se passe en 1939, à Hollywood, dans le bureau du grand producteur David O. Selznick (Daniel Russo). Celui-ci est dans une impasse avec le tournage du film "Autant en emporte le vent". Le scénario, trop long, doit être repris, quant à la réalisation, elle doit changer de main. Il fait alors appel au scénariste Ben Hecht (Thierry Frémont) et au réalisateur Victor Fleming (Samuel Le Bihan). Nous sommes dans la réalité, car le tournage du film a été une longue et difficile aventure. Pourquoi donc cela est-il drôle ? Parce que ces trois-là, Selznick, Hecht et Fleming, vont s'enfermer pendant une semaine pour accoucher, dans la douleur, d'un des plus grands films produits par Hollywood. Hetch déteste le livre et trouve l'histoire insipide. Fleming a un caractère de cochon et des idées bien arrêtées. Quant à Selznick, il a juste beau-papa sur le dos et ce n'est pas rien puisqu'il s'agit de B. Mayer, et aucun droit à l'erreur. Tout réside dans la construction de la pièce, admirablement adaptée par Clémence Bensa, qui est d'une efficacité et d'une inventivité redoutables pour nos zygomatiques. Daniel Colas signe une mise en scène des plus inspirées et cela dans les moindres détails. Ne manquez pas de voir la déconstruction du décor, signée Jean Hass. Maintenant passons à nos trois mousquetaires, Russo, Frémont et Le Bihan, jamais ils n'ont été aussi en forme et en liberté. Ils interprètent cette partition burlesque avec énormément de talent. N'oublions pas Françoise Pinkwasser, tant elle est géniale dans le rôle de la secrétaire dévouée et dépassée par les événements. Et si Scarlett dit à la fin du film : "Demain est un autre jour", nous on vous dit : "Ce soir c'est "Hollywood"!"
Marie-Céline Nivière
HOLLYWOOD
Hollywood :
D’abord, on se dit que c’est une ineptie. Qui peut s’intéresser aujourd’hui à une comédie racontant la réécriture (en cinq jours chrono) du scénario d'"Autant en emporte le vent” en 1939, alors que gronde la guerre en Europe ? Après une première demi-heure fastidieuse, Daniel Russo, Thierry Frémont et Samuel Le Bihan parviennent à faire savoureusement exister leur trio de producteur, cinéaste et scénariste ; soit tout simplement David O. Selznick, Victor Fleming et Ben Hecht. A travers leurs difficultés (authentiques) à faire redémarrer un film dont le tournage vient d’être stoppé, c’est toute la vie de Hollywood, ses grandeurs, ses misères, ses compromissions, ses lâchetés, qui défile joyeusement dans cet hystérique huis clos. Les trois compères s’amusent, délirent. Formidablement drôles.
Fabienne Pascaud
HOLLYWOOD
Un ouragan de rires :
On est à Hollywood en 1939. Le film inspiré par le roman à succès phénoménal de Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent, est en cours de tournage. Mais avec un instinct de nabab, le producteur David O. Selznick décide de tout arrêter pour remettre l'ouvrage sur le métier ! Il renvoie le réalisateur George Cukor, engage Victor Fleming et Ben Hecht, scénariste ultradoué mais qui n'a pas lu le livre. Qu'importe, il y a urgence, chaque jour perdu et ce sont des milliers de dollars qui s'envolent ! Unité de lieu, de temps, d'action. Enfermés dans le bureau de Selznick (Daniel Russo), un bureau imaginé avec art par Jean Haas, ne sont présents que sa secrétaire (Françoise Pinkwasser), Fleming (Samuel Le Bihan), Ben Hecht (Thierry Frémont). Ils vont travailler jusqu'à épuisement. Ils ne se nourrissent que de cacahuètes et de bananes. Ivres de fatigue, ils traversent les zones dangereuses de l'irritabilité, de l'inconséquence et du délire. Daniel Colas, qui met en scène, tient bien le rythme, la montée en puissance. Les trois comédiens exceptionnels qui sont réunis là ont de telles personnalités que c'est leur folie, leurs exagérations, leurs prouesses physiques d'athlètes survoltés qui fait le plus rire du premier au dernier mot. Il y a bien longtemps que l'on n'avait assisté à une telle récréation partagée. Le trio, que le regretté Daniel Darès avait réuni, fonctionne à merveille. L'entente des trois as de la scène, joueurs et séducteurs, est palpable. Ils sont irrésistibles. Et Françoise Pinkwasser suit bien sa partition !
Armelle Héliot











