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UN TRAMWAY NOMME DESIRE

Une pièce de Tennessee Williams, mise en scène par Lee Breuer
Avec Anne Kessler, Eric Ruf, Christian Gonon, Léonie Simaga...

Du 17 février 2011 au 3 avril 2011

COMEDIE FRANCAISE
Place Colette , 75001 Paris. Metro : Palais Royal
39 € (1ère catégorie), 26 € (2ème catégorie), 12 € (3ème catégorie)
+ frais de réservation : à partir de 2.8 €

Le pitch :
Après une longue séparation, Blanche Dubois rend visite à sa sœur Stella, qui vit dans un quartier populaire de la Nouvelle-Orléans, mariée à Stanley Kowalsky, bel homme impulsif aimant boire et jouer.

LES AVIS :

Contre :
C’est malheureusement bien plus au Tramway de Lee Breuer (le metteur en scène) qu’à celui de Tennessee Williams (l’auteur) qu’on est invité à assister, tant les effets de mise en scène sont omniprésents.
Certes, c’est un très beau spectacle, avec des tableaux magnifiques .Les marionnettes vivantes, inspirées du kabuki japonais, qui tendent les accessoires aux comédiens tels des illusionnistes, les panneaux d’estampes japonaises, les voiles qui flottent, les robes stylisées de Blanche, tout révèle un sublime esthétisme. « Je ne veux pas de réalisme, je veux de la magie », dit Blanche à la lisière de la folie, enfermée dans ses (dés)illusions. De la magie à la fois rock et kitsch ( Stanley/Eric Ruf, affublé d’une hideuse perruque vert fluo, une moto vrombissante, le tramway avec son bruit de « tchou-tchou » qui passe et qui repasse….) à l’esthétisme japonisant .
Un peu trop à mon goût !
Les acteurs du Français, ont-ils vraiment besoin d’un micro, comme c’est le cas ici, est-il indispensable que Ruf (excellent par ailleurs) fasse tant de bruitages et de gesticulations, que Blanche (Anne Kessler, très bonne aussi) dise son texte comme une actrice de sit-com, que toutes ces marionnettes encombrent le plateau ?
Et pourquoi cette association Japon/Nouvelle Orléans ? La magie du texte de Williams (dans une très belle traduction) ne suffisait-elle pas ?
Un texte sublime, des acteurs tous magnifiques, un superbe plateau dans une très belle salle…. mais un Tramway qui pour moi n’est pas passé.
(Patricia, Courbevoie)

A voir  :
Cette mise en scène, de Lee Breuer, sur un fond de décor ‘japonisant’ surprend le spectateur et le laisse bouche-bée.
Dans la première partie il y a en effet beaucoup de mouvements, de musique, de changements de décor, de somptueux costumes, d’idées originales (la partie de cartes, la présence de la moto, les personnages en noir présentant les accessoires, tels des prestidigitateurs), mais un peu trop de tout de même à mon goût.
La mise en scène fait alors passer au second plan le texte et le talent des acteurs. On croirait même parfois assister à une comédie musicale (notamment à cause de l’utilisation de micros).
La seconde partie est plus sobre et plus intimiste : Blanche (Anne Kessler), la femme ruinée et errante, Stella (Françoise Gillard), la sœur si indulgente, Mitch (Grégory Gadebois), le ‘prétendant’ , le beau frère (Eric Ruf), tous sont poignants et mènent peu à peu le spectateur à la scène finale où Blanche sombre dans la folie.
Malgré (ou à cause de) mes quelques réserves, une pièce à voir pour son originalité.
(Anne-Marie,Neuilly)

En synthèse :

Une mise en scène controversée.