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SOLNESS LE CONSTRUCTEUR

Solness le constructeur est une pièce de Henrik Ibsen
Mise en scène de Hans Peter Cloos
Avec Jacques Weber, Mélanie Doutey, Edith Scob

 



La pièce n'est plus à l'affiche

Note d'intention :
C’est la peinture d’un espace confiné qu’une pensée émancipatrice fait exploser, rendant toute chose possible. On peut lire la pièce, bien sûr, comme la tragédie d’un homme, en pleine maturité, au faîte de sa carrière, mais sur le point de tout perdre et qui s’isole dans une paranoïa autodestructrice.
Je préfère la voir plutôt comme une comédie : un homme – en pleine crise de la cinquantaine – effrayé par l’énergie et la beauté des jeunes qu’il entraîne dans son sillage, perdu entre ses maîtresses et l’exigence de sa femme, et qui, en plus, tombe raide amoureux d’une femme très jeune, vraiment très jeune (Hans Peter Cloos).

LES AVIS:

Une mise en scène intelligente :
Comme toujours chez Ibsen, des personnages torturés par leurs doutes, leurs interrogations ; mais le metteur en scène a très intelligemment choisi de mettre en avant l’humour, même si on traite du tragique de l’homme, d’un homme. Malgré le sérieux du propos, donc, beaucoup de légèreté.
Solness, l’architecte/créateur, en proie à des démons intérieurs qui le sclérosent dans une négation du passé et un déni de l’avenir, est un homme qui a peur malgré ses airs de conquérant, un homme de pouvoir sans désir, jusqu’à ce qu’une jeune femme tentatrice ou rédemptrice, ange ou démon lui redonne envie de bâtir des rêves et des châteaux …. dans les nuages.
Jacques Weber offre à ce personnage complexe toute sa force, sa masse gigantesque et sa puissance dans une sobriété de jeu très efficace.
Edith Scob, l’épouse, est émouvante dans sa fragilité gracile et vacillante.
Mélanie Doutey, incarnation d’une jeunesse flamboyante, exigeante et déstabilisante, est mutine, drôle, juste (son jeu gagnerait pourtant à moins de gesticulations et de déplacements, inutile d’être sans cesse en mouvement pour camper la jeunesse).
La mise en scène sert le texte avec brio dans des décors impeccablement sobres et modernes.
Pourtant un peu de rodage semble encore nécessaire pour sentir un peu plus de sincérité et de naturel, notamment chez les personnages secondaires. C’est dommage, cela gâche un peu (pour le moment) l’harmonie d’ensemble !
(Patricia, Courbevoie)

Une représentation de qualité, mais:
Cette pièce d’Henrik Ibsen va-t-elle se présenter en tragédie ? Certes, le sujet est grave : il s’agit d’un homme enclin à la paranoïa, abattu, qui refuse toute « construction » autre que la sienne, dans un monde où la jeunesse risque de lui voler la vedette !
Un seul décor, un cabinet d’architecte où les multiples plans exposés nous invitent à cette rigidité du travail…qui n’avance plus ! Et si le piège de cet homme s’avérait double ? Et par son présent qui le fige, et par l’arrivée soudaine d’une fraîche et espiègle baby doll! Elle, sait faire voler tous les plans, ceux des tables, comme ceux des rêves ! Cet homme est invité à gravir avec elle des marches afin de retrouver son royaume ! Jolis parcours aériens de Mélanie Doutey qui nous fait partager sur scène son aisance de possession de l’espace ! Contraste intéressant aussi que celui de cet homme rustre, mais touchant, incarné par Jacques Weber, face à cette jeunesse incarnée et malicieuse !
Une remarque, toutefois : pourquoi une représentation de cette qualité se trouve-t-elle entachée par une distribution si inégale de certains seconds rôles ? A voir si vous êtes attirés par les sujets tels que la remise en cause de soi, sur un texte accessible et mené avec humour par les protagonistes.
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :

Des comédiens de talent, dans une mise en scène qui rend l'oeuvre accessible, mais une distribution inégale.