
LA RONDE
La ronde est une pièce d'Arthur Schnitzler, adaptation et mise en scène de Marion Bierry, avec Vincent Heden, Alexandre Martin, Sandrine Molaro, Serge Noel, Marie Reache... (durée 1h40).
|
|
|
|
La pièce n'est plus à l'affiche
|
|
Le pitch :
Près du volcan de la première guerre mondiale, les personnages de La Ronde dansent, badinent avec la mort et plaisantent avec l’amour.
Dans la frivolité, le jeu, l’ivresse des corps, ils se risquent à dire oui à la vie !
Remarquable :
Cette pièce écrite en 1900 par Shnitzler n’a pas prise une ride. Cette ronde tourne autour du sexe. Alors que la première guerre mondiale se profile, les hommes et les femmes continuent de vivre de s’aimer et de se déchirer..
Dès le début du spectacle nous nous laissons emporter par la joie de vivre et l’enthousiasme de ces sept comédiens délirants d’énergie.Ils nous entraînent dans une ronde ou se côtoient, un soldat, un poète, un mari, jeune homme, une actrice, une mignonne, une femme de chambre dans un monde et une ronde universelle.
Marion Bierry à réalisée ici une mise en scène remarquable avec beaucoup de poésie et à aucun moment nous tombons dans une atmosphère thrash malgré les nombreuses scènes « hot ».
Ghislaine (Asnières)
Finesse et intelligence :
Quand Arthur Schnitzler a publié, au début des années 1900, Sa Ronde d’amour, c’est par un scandale que cette œuvre fut accueillie. Jugée licencieuse et amorale, elle fut interdite.
Sur fond de conflit mondial qui se profile, les personnages évoluent dans une spirale qui les entraîne de baisers volés en étreintes d’un moment. C’est l’illusion de l’amour qu’ils jouent et rejouent à l’infini dans ce monde en déclin, cette société décadente sur le point de s’effondrer. Personne n’est dupe pourtant, « hier est triste et demain est déjà flou », dit l’un d’eux, « viens avec moi, demain on sera peut-être mort », il faut s’aimer pour survivre.
La mise en scène de Marion Bierry est remarquable de finesse et d’intelligence.
On assiste à un ballet frénétique et poétique, les enchaînements entre les tableaux (la pièce est écrite en dix tableaux) orchestrés par un narrateur manipulateur sont parfaitement maîtrisés dans un jeu de lumières et de panneaux coulissants.
Elle ose la nudité mais les scènes grivoises ne sont jamais vulgaires, tout est d’une grande beauté artistique. Les acteurs sont jeunes, beaux, talentueux, généreux et magnifiques. Tous donnent à leur personnage la justesse et l’épaisseur qui sied à ce grand classique de la littérature.
A voir plusieurs fois tant le plaisir est grand !
Patrica (Courbevoie)
En synthèse :
Une pièce qui n'a pas pris une ride. Marion Bierry a su éviter l'écueil
d'un sujet border line et mettre en évidence l'intelligence du propos.