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LE ROI SE MEURT

Le roi se meurt, avec Michel Bouquet est une pièce d'Eugène Ionesco.
La mise en scène est de Georges Werler
Avec : Michel Bouquet, Juliette Carré, Sophie Artur, Christian Bouillette, Vanessa Fonte, Pierre Forest.




La pièce n'est plus à l'affiche

Le pitch :
Le roi se meurt, c'est, dans un pays imaginaire, un vieux roi qui croyait tenir dans son poing un pouvoir éternel. Puis un jour, tout bascule dans l’anarchie et dans l’horreur. Le roi doit alors accepter l’inéluctable, le grand rendez-vous avec la mort. Mais va-t-il mourir ?

LES AVIS:

Brillant :
Le roi se meurt , est une pièce très drôle sur un sujet très sérieux : le pouvoir, le passage du temps et la mort.
Béranger 1 er, despote sans âge (quelques centaines d’années) doit mourir. Il en va de la survie de son royaume qui périclite et s’effondre à l’image de son monarque.
Prêt à tous les sacrifices sauf le sien, Béranger face à la mort n’est plus qu’un homme seul face à l’ultime moment : une heure quarante, c’est le temps qu’il lui faut pour accepter, se résigner et renoncer aux petites choses qui nous raccrochent à ce monde.
Le temps de la pièce pour apprivoiser la mort. Une leçon en temps réel.
Michel Bouquet est un sacré monstre de scène.
Tour à tour capricieux, espiègle, enjoué, féroce, insupportable, pathétique, et même sensuel (il faut le voir se lécher les babines au souvenir d’un pot au feu !), il n’a pas un son, un geste, un silence qui ne soit juste et inspiré !
Juliette Carré, son épouse à la scène et à la ville, lui donne une réplique cinglante. Elle est irrésistible dans son rôle d’épouse implacable et déterminée. Voilà un couple de théâtre qu’on ne sera pas prêt d’oublier !
Peut-on imaginer de plus brillants interprètes pour cette comédie grinçante (on rit souvent, le texte est léger et piquant) de Ionesco ?
C’est brillant, étincelant et le public ne s’y trompe pas : on ne compte pas les rappels
(Patricia, Courbevoie);

Une valeur sure :
Quand un roi apparaît en charentaises rouges framboise sur scène, on sait déjà que l’on ne pourra prendre au sérieux ses propos narcissiques ! Son timbre de voix grave, ses borborygmes, son rire étouffé…voici notre grand Michel Bouquet, un « bébé » serrant fort ses petits poings afin de mieux enfermer son royaume…et nous craquons!
Les phases de cette construction de pièce d’Eugène Ionesco (refus, révolte, prise de conscience, résignation) sont bien annoncées.
Contraste pertinent que celui de ce pauvre homme face à ses deux femmes : la vieille, marâtre et castratrice et la jeune, symbole de l’espoir.
Le parti pris de mise en scène qui consiste à débiter les tirades à vive allure telles des prières énumérées notamment par Juliette Carré (la vieille), génère un effet comique, plaisant au public.
La notion du temps qui passe nous tient en haleine : le roi va mourir en 1h30, temps réel partagé aux côtés des acteurs, temps rythmé par le son amplifié d’un cœur qui bat ou qui se ralentit…
Une valeur sûre de cette rentrée « théâtre ».
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :

Une pièce régulièrement reprise par Michel Bouquet, et toujours avec le même brio.