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REVUE D'UN MONDE EN VRAC

De Stéphanie Tesson, mise en scène de l'auteur.

Du mardi 26 avril 2011 au dimanche 05 juin 2011

THEATRE 13
103 A Bld Auguste Blanqui, 75013  Paris
De 15,00€ à 26,40€

Le pitch :
C’est la nuit du Tout est dit ! fête nationale aux allures de Carnaval.
Rue de la Nef, un Sans-abri, aristocrate déchu, descendant d’Alfred de Musset, rencontre par hasard une Star égarée qui le supplie de la raccompagner. 
Leur déambulation obstinée pour trouver l'issue de cette rue aux allures d'impasse, les mène de rencontres insolites en réactions inattendues.

LES AVIS :

Un défilé de nos misères en mode sourire :
Ce pourrait être un cirque, une cour des miracles, une place publique, c’est une scène de théâtre nue joliment cernée de hautes parois patinées.
Commence un défilé de personnages cocasses, réels ou allégories, qui exposent leur identité et leur problématique, telle une partition musicale, avec des mots choisis et un rythme soutenu. La joie du vocabulaire inclut le plaisir du partage. On sourit, on s’amuse, on réfléchit. Le texte est une boîte de la laquelle on extrait symboliquement un lapin, un pigeon, un foulard comme ci, un foulard comme ça, les sujets sont soulevés dans un feu d’artifices verbaux.
En si les acteurs jonglent habilement avec leurs personnages, le texte lui aussi fait de jolies acrobaties glissant du premier au second degré, et inversement, délivrant ses quatre vérités sur la vie et notre société…qui vont droit dans le mur. Allons-y gaiement !
Cette vision de gauche, écolo, est distribuée par six excellents comédiens qui servent ce spectacle existentiel et réjouissant avec conviction. En résumé : qualité du texte, de la mise en scène, de l’interprétation, des costumes, de la lumière, à découvrir dans ce confortable théâtre populaire du 13ème. Mon bémol ? Un bon 20 minutes en trop qu’on pardonnera volontiers.
(Florence, Levallois-Perret)

Des longueurs :
"Revue d'un monde en vrac", tout est dit dans ce titre et en même temps je suis allé vers cette pièce sans aucun à priori, sans aucune référence précédente tant sur le genre que sur l’écriture de celle-ci. C’est un mélange de réel et de fantastique sur notre société et le mal qu’il engendre. Un monde en vrac donc, un patchwork de multiples scènes indépendantes entre elles mais toujours liés par un objet resté sur scène, un personnage en croisant un autre, et toujours sur le ton de la comédie. Des personnages réels, victimes de la société, vont croiser des allégories comme le temps qui passe, la beauté antique ne comprenant pas la beauté de l’Art contemporain, la mort … .
Ce que j’ai particulièrement aimé ici est l’originalité par laquelle sont abordés les problèmes de la société. Ce sujet, classique et facile, est traité sous un angle qui permet de mélanger parodie, fantaisie, rires. Comme il s’agit d’une revue, la succession des scènes est un peu longue sur la fin et j’avoue que le dernier quart d’heure m’a paru plus long, l’effet de surprise étant passé. Le décor est fixe et sobre. Il n’y a que lui qui ne bouge pas car les scènes se succèdent à un rythme effréné, cela montre bien-sûr que le monde a beau être en perpétuel mouvement, rien ne change en fait.
Un traitement original sur un sujet très classique du monde et ses dérives. Une succession de tableaux qui se prolongent un peu trop vers la fin malgré une bonne dynamique des acteurs qui gardent ce rythme de folie.
(Gilles, Levallois Perret)

En synthèse :

Des comédiens convaincants, mais des longueurs.