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LE GORILLE

De Alejandro Jodorowsky, d’après Franz Kafka
Texte français de Brontis Jodorowsky
Mise en scène de Alejandro Jodorowsky
Par Brontis Jodorowsky


PETIT MONTPARNASSE
31 rue de la Gaité, 75014 Paris M° Gaité
24 € au lieu de 36 € (1ère catégorie)
+ frais de réservation : 2.8€

Le pitch :
Capturé dans la forêt africaine, un gorille réussit à acquérir la parole. D’abord phénomène de music-hall il finit par être reconnu en tant qu’homme. Récompensé par l’Académie, il tient un discours caustique sur son nouveau statut d'humain...

LES AVIS :

De qualité :
Si l’on juge de la qualité d'une pièce au nombre de fois où le spectateur y repense après l’avoir vue, alors c’est le cas du «  Gorille ».
Ce qu’a imaginé Kafka, revu par Alejandro Jodorowsky, est le cœur du spectacle : ce singe prisonnier de sa cage va comprendre qu’il lui faut s’adapter au monde des hommes, non seulement imiter mais « devenir » humain.
Cette « loufoquerie » est bien plus profonde que l’on imagine, car elle interroge sur un sujet intemporel : peut-on vraiment endosser tout à fait une culture qui n’est pas la sienne ? A quoi est-il possible de renoncer et jusqu’à quel point faut-il le faire ? Et quel en est le coût, le prix à payer ?
Que l’on adhère ou non au parti pris de l’auteur, qu’on le juge crédible ou pas, ce monologue d’une heure résonne fortement et longtemps après l’avoir entendu.
Cette pièce est également formidable en raison de la « transformation » de l’acteur et de sa mise en scène. Alors que le gorille est devenu homme, et le spectateur ne peut pas en douter une seconde tant le maquillage est réussi, avec finesse et ironie, mais un peu trop de crachats à mon goût, l’acteur, par ses gestes, sa démarche, nous campe des attitudes communes à tous, caractéristiques de notre humanité dont certaines, finalement, ne pourraient-elles pas être de vieux restes de nos origines simiesques ?...
(Florence, Paris)

Extraordinaire performance :
Avant tout, saluons l’extraordinaire performance du comédien Brontis Jodorowsky, il est tout simplement époustouflant.
En une heure, cette pièce nous donne une leçon de philosophie sur la nature animale de l’humain. À travers ce gorille qui a dû renoncer à sa condition simiesque pour « se fondre dans le paysage », sont abordés de multiples thèmes qui, au fur et à mesure, nous interrogent sur l’absurdité de la vie et nous remettent, ou pas, en question. Pour Bergson, le rire est le propre de l’homme, pour Kafka ne serait-ce pas l’amour ?
Chacun se fera son opinion, on peut ne pas être forcément d’accord avec certaines réflexions mais le mérite de ce spectacle est de ne pas laisser indifférent. Bref, un spectacle à conseiller.
(
Marianne, Paris)

En synthèse :

Un sujet qui pousse à réfléchir et une interprétation époustouflante.