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ALPENSTOCK

De Rémi De Vos
Mise en scène de David Lejard-Ruffet
Avec Charlotte Petitat, Antoine Rosenfeld, Pierre-Etienne Royer

 



La pièce n'est plus à l'affiche

Le pitch :
On pourrait croire à une tragédie, pourtant Alpenstock est drôle, parce qu’elle fouille dans l’obscurité de l’individu pour nous révéler ce qu’il a de plus humain : le ridicule.

LES AVIS:

On y rit, sourit et réfléchit :
Noir. On entre dans la pièce par une voix de femme qui nous laisse perplexe, amuse, et intrigue. Elle anone ensuite, phrase après phrase, un discours d'une pureté immaculée, tel un automate au disque rayé.
L'auteur situe son histoire dans une sorte de Tyrol, où il caricature une société protectionniste, zélée en propreté, hygiène, folklore et xénophobie extrêmes. Devant nous, une femme qui astique sa maison du matin au soir et son mari fonctionnaire.
Mais un jour, l' innocente sort de l'autoroute des valeurs nationales, régionales et locales, faisant entrer le malheur dans la maisonnée...
Tous les ingrédients sont réunis pour faire peur et faire rire tout au long de la pièce courte et répétitive, au crescendo certain.
Les trois comédiens sont ex-cel-lents, la mise en scène burlesque et rythmée est soutenue par une chouette bande son. Costumes typiques hilarants. Décors basiques à propos.
C'est terre à terre, c'est cru, c'est violent, on rit, sourit et réfléchit ! Bravo à tous !
(Florence, Levallois-Perret)

Un univers assez terrifiant, mais on rit :
Je connaissais Remi de Vos pour ses critiques caustiques du monde du travail , je l’ai découvert ce soir dans un autre univers. Alpenstock , pourquoi ce titre ? , c’est la description des choses établies dans le couple et puis du « grain de sable » qui va tout casser, c’est aussi un message plus politique puisque l’on parle d’ordre, de pureté , de « nettoyage » dans un pays qui , jamais cité , pourrait être l’Allemagne ou l’Autriche.
La mise en scène est très bien faite et si l’on sourit ou l’on rit en raison de l’absurdité de situation, cela est bien le résultat d’un jeu d’acteurs excellent.
Langage pratiquement robotisé sans âme pour une situation routinière où tout acte de la vie , du nettoyage de la maison jusqu’à faire l’amour se fait par automatisme et puis soudain, un cri , un mot qui semble s’échapper comme par accident et qui donne une humanité à ces personnages. Le décor est sobre ( une table , deux chaises ) et un fond blanc , couleur bien sûr de la pureté demandée et criée et obsédante de cette pièce.
En conclusion, un univers étrange mais facilement abordable , une pièce que je qualifierai de « douce-amère » et très bien menée par le metteur en scène et ses comédiens.
(Gilles, LevalloisPerret)

En synthèse :

Une farce qui nous parle d'une société normalisée dont le
langage se caractérise par son absence d’humanité.