
ODE MARITIME

Une création de Fernando Pessoa, mise en scène par Claude Régy
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La pièce n'est plus à l'affiche
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Le pitch :
Alvaro de Campos, l’un de ces «hétéronymes» à qui Pessoa invente un nom, une vie et une oeuvre, écrit en 1909 une Ode maritime que Claude Régy met en scène et que dira Jean- Quentin Chatelain. Pessoa célèbre le début d’un siècle que tous, à la différence du nôtre, pressentent comme grand. Il l’aura été à sa façon. En 1909, tous les espoirs étaient-ils permis? En 2009, tous les espoirs sont-ils interdits ? C’est une question qu’Alvaro de Campos posera à notre siècle inquiétant "intranquille".
Pas facile :
Claude Régy présente dans la grande salle du Théâtre de la Ville un spectacle constitué d’un comédien seul, et d’un poème de Fernando Pessoa adapté à la scène.
Sur un ponton en bord de mer, Jean-Quentin Châtelain nous raconte les rêves de voyages, et les désirs de violence que peut inspirer cette étendu d’eau qui semble infini…
Tout ce programme parait bien ennuyeux et soporifique – il l’a en tout cas été pour quelques spectateurs – mais la maîtrise parfaite de l’espace sonore et visuel par Jean-Quentin Châtelain est si prenante que l’on ne peut que s’incliner face à sa prestation.
Certes on perd souvent le fil, mais habilement, il nous ramène par sa voix dans son voyage intérieur tantôt merveilleux, tantôt outrageant de violence…
Si le spectacle m’a semblé être d’une beauté ineffable, je conçois que cela ne soit pas l’avis de tous !
Ames sensibles s’abstenir donc, il faut être prêt à se faire violence pour apprécier le spectacle !
Sonia (Sartrouville)

Pour les amateurs de poèsie :
Ode Maritime est un hommage au monde marin sous toutes ses formes, même les plus sombres.
Un texte intime, parfois agressif et poignant mais souvent difficile à s’approprier, dans lequel les matelots, pirates et aventuriers en tout genre sont à l’honneur.
Le spectateur se voit proposer un voyage d’une heure cinquante à travers les mers et les océans passés et présents, auquel il peut cependant ne pas adhérer.
S’il ne s’y retrouve pas, il risque de couler. Fort heureusement, la performance exceptionnelle de Jean-Quentin Châtelain, seul sur la scène, suffit bien souvent à le ramener à la surface.
On conseillera finalement Ode Maritime aux amateurs de poésie et d’expression que près de deux heures de monologue n’effraient pas.
Maxence (Paris)
En synthèse :
Un monologue poétique difficile à suivre. Pour les aficionados !