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UNE FEMME A BERLIN

D’après un texte anonyme.
Mise en scène Tatiana Vialle, avec Isabelle Carré et Swann Arlaud.
ères Dominique Fortin, décors  Jean Haas, musique Mahut


THEATRE DES MATHURINS
36 RUE DES MATHURINS, 75008 Paris M° Harvre Caumartin
29.3 € au lieu de 35 € (1ère catégorie)
22 € au lieu de 28 € (2ème catégorie)
+ frais de réservation : 2.8€

A savoir :
Une femme à Berlin se situe au printemps 1945, dans les ruines de Berlin, les femmes deviennent la proie des soldats russes qui envahissent la ville. Une femme à Berlin est le journal de l’une d’entre elles.

Un texte exceptionel :
Le texte est un témoignage précieux ; rares sont les femmes qui ont témoigné des horreurs de la guerre. Et lorsque l'on prend conscience qu'il pourrait tout aussi bien s'agir du récit d'une femme tchétchène, afghane ou soudanaise, il se fait témoignage universel, comme intemporel, d'autant plus irrespirable.
J'ai trouvé que tout l'intérêt de la pièce résidait dans son texte : on se prend une gifle, on suffoque, on angoisse...
A contrario, j'ai été déçu de ne pas avoir été saisie par l'interprétation d'Isabelle Carré. Je ne suis pas parvenue à savoir si la distance qui transparaissait entre le texte et elle-même était volontaire, comme pour illustrer de la part de l'héroïne, le rejet des faits, une forme de déni de protection, pour ne pas revivre l'enfer ou si réellement, la comédienne n'était pas parvenue à être véritablement habitée par Martha et son calvaire. La voix était monotone, la gestuelle presque inexpressive ; l'émotion n'était visible qu'au travers de yeux larmoyants, je n'ai pas trouvé cela suffisant face à la cruauté du texte. "Je veux vivre absurdement comme une bête". La comédienne conclut sur cette phrase qui résume bien le texte mais qui n'illustre pas vraiment l'interprétation qui en a été donné.
Au même titre, le décor m'est apparu superflu. La scénographie aurait peut être gagné à ne pas se parer de ce mobilier et de ces projections murales, pour recentré l'instant sur le texte et la comédienne.
Il faut du temps pour s'approprier un texte, Isabelle Carré fera sans doute évoluer son personnage jusqu'à le rendre crédible, à la hauteur du témoignage de Martha. Je crois que plus nous avons affaire à un texte exceptionnel, plus nous en demandons à ses interprètes... A ne pas manquer.
Vanessa (Paris)

En synthèse :

Un texte exceptionnel, mais un choix d' interprétation (impersonnel et détaché) controversé.