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MOTOBECANE
Motobecane est une pièce de Bernard Crombey d’après 'Le Ravisseur' de Paul Savatier. Avec Bernard Crombey et la complicité de Maurice Benichou (durée 1h15). |
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La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
El "tiot Victor", surnommé "Motobécane" sillonne les routes de Picardie sur sa mobylette bleue. Amandine, huit ans, surgit sur sa route et va bouleverser sa vie. Elle lui demande de l’aide, il la recueille, c’est là que les ennuis commencent.
Une belle histoire :
C’est du théâtre intimiste que nous propose Bernard Crombey. Ici pas de grands décors, de théâtre prestigieux ou de " tètes d’affiche", simplement un homme seul sur scène avec pour tout décor une estrade, une mobylette, un casier à bouteilles, un casque.
Et ce marginal, frustre, à l’accent prononcé, à la syntaxe approximative, de nous conter son histoire et de nous entraîner dans un beau voyage. Un voyage ou deux solitudes se rencontrent, un voyage dans l’émotion, le rire, la différence, l’intolérance….
La force de ce spectacle, c’est (outre le talent du comédien) que rien ici n’est moralisateur, pontifiant, revendicatif.
Tout est sincère, authentique, juste.
Alors, dans cette petite salle du Lucernaire propice à ce genre de théâtre, on se laisse emporter par cette histoire, une histoire toute simple, mais une belle histoire…
(Patrick, Gennevilliers)

Bonne surprise :
"Motobécane", c'est au moins deux bonnes surprises.
D'abord un bel accent picard à couper au couteau que Bernard Combrey n'a certainement pas appris au cours Florent.
On commence par en rire mais ce rire-là se cogne assez vite à la deuxième surprise de cette pièce : le drame de Victor, vieil enfant perdu que tout le monde appelle Motobécane, tout le monde sauf Amandine, petite fille au cartable rouge rencontrée au bord du chemin.
Ouvrier de ferme et ramasseur de bouteilles consignées, Victor raconte avec ses mots cette rencontre déraisonnable et le drame qui s'en suit.
Avec peu de décors - un plancher aussi pentu que la mauvaise pente de cette rencontre, une mobylette qui ne touche plus terre - Victor nous enferme avec lui dans ses prisons : son grenier, sa cellule, son patois, son histoire... Et on se surprend à se rapprocher de lui sans doute plus que prévu.
(Marie, Paris)

En synthèse :
Bernard Crombey seul en scène nous entraine dans voyage original et étonnant, un beau voyage.