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LE MARIAGE DE FIGARO

Le mariage de Figaro, une pièce de Beaumarchais, mise en scène par Christophe Rauck, avec la troupe de la Comédie-française (durée indicative : 2h50 avec entracte)


La pièce n'est plus à l'affiche

Le sujet :
Le mariage de Figaro à la Comédie-Française, c'est l'histoire de Figaro, entré au service du comte Almaviva, qui doit être fiancé à Suzanne, première camériste de la comtesse. Mais le comte, qui commence à s'ennuyer de sa femme, est à la recherche d'aventures galantes. Attiré par les charmes de Suzanne, il envisage de restaurer le "droit de cuissage" du seigneur, qui lui permet de goûter aux charmes de toute jeune mariée avant que le mari ait pu en profiter.

Les avis :

Enlevé, drôle, plein de vie et de fraîcheur :
Je suis embêté : à chaque fois que je dois donner un avis sur la Comédie française, je suis dithyrambique. On va finir par me croire intéressé à la recette et ne plus me faire confiance. Seulement voilà, si je suis dithyrambique parce que ce que je trouve que ce que fait la Comédie Française depuis quelques années est (presque) à chaque fois génial. Je pèse mon mot et assume pleinement.
La vieille dame a su sortir d’un carcan ou d’une image un peu poussiéreux en faisant confiance à toute une nouvelle génération de comédiens, de metteurs en scène, de scénographes, de costumiers, et ce, sans jamais oublier son rôle : faire vivre le répertoire (et l’agrandir grâce à de nouvelles entrées).
Cette fois, c’est Christophe Rauck (ancien du Soleil de Mnouchkine) qui s’y colle et vraiment bien.
On assiste à une vraie représentation de théâtre, enlevé, drôle, plein de vie et de fraîcheur. Mais plein aussi de la verve de Beaumarchais et de ses prises de position courageuses, qui aujourd'hui encore interpelle le specatteur que nous sommes.
Donc, un spectacle formidable, que l'on peut même voir en famille.
(Matthieu Lermite, Paris)

Merci :
Christophe Rauck fait virevolter le texte de Beaumarchais, sa mise en scène est précise, drôle plein de fantaisie, de temps en temps décalée pour le plaisir du clin d’œil ou du texte.
La relation Maîtres/valets si joliment traitée par Beaumarchais est ici mise en scène avec virtuosité et jouée avec modernité et amour. Le texte fuse, se joue de l’un, se rit de l’autre mais parfois se fait cru et dur. Avec le témoignage de Marcelline, la place de la femme dans cette société, et l’aveu de Figaro, blessé, le masque du rire tombe et apparaît alors la réalité de sa condition.
Ca bouillonne, ça questionne, ça rigole, ça vit, c’est le théâtre dans toute sa splendeur.
Un air de fraîcheur avait rempli la salle Richelieu hier soir, merci.
(Carole, 32 ans, Paris)

En synthèse :

Pérsenté c omme un vaudeville, ce mariage enthousiaste
les spectateurs mais peut décevoir les réfractaires aux mise en scène décalées.