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LES AUTRES
Une pièce de Jean-Claude Grumberg mise en scène par Daniel Colas, avec Evelyne Buyle et Daniel Russo, etc... |
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| THEATRE DES MATHURINS (386 places)
36, rue des Mathurins, 75008 PARIS M° Havre Caumartin
Place 43 € (1ère catégorie)
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Le sujet :
Un couple comme tant d’autres, confronté aux autres. Tous les autres ... Un couple comme les autres, ou pas comme les autres ?
Pas inintéressant, mais :
Ecrites à la fin des années soixante, ce sont trois courtes pièces œuvres de jeunesse de Jean-Claude Grumberg qui nous sont ici proposées.
Et si l’interprétation est exceptionnelle (Evelyne Buyle et Daniel Russo sont formidablement juste), le texte en lui-même ne m’a pas totalement convaincu..
Certes, dénoncer la bêtise en mettant en scène sous une forme humoristique un personnage raciste, lâche, xénophobe n’est pas sans intérêt, mais l’ensemble fait un peu daté (on croirait du Charlie Hebdo des années 60), le personnage caricatural, la dénonciation simpliste.
On a en conséquence du mal à réellement se sentir réellement immerger dans ce que l’on voit et le propos y pert en efficacité.
Trois pièces certes pas inintéressantes, mais plutôt à voir comme le premier jet d’un auteur devenu depuis une référence dans le paysage du théâtre français.
(Patrick, Paris)

Grinçant :
"L'enfer, c'est les autres". Cette phrase prend tout son sens auprès de ce couple de quinquas à la veille de l'année 68, petri de préjugés et de mauvaise foie.
Ce qui ressort de ces trois seynettes, c'est leur racisme exacerbé, leur peur des autres qui n'en finit pas d'exister -sur le lieu de travail(où l'autre est un sème le doute) -en vacances ou à la maison avec la scène ultime, à la fois drôle et pathétique.
Le tout est interprété par Russo et Evelyne Buyle qui excellent dans leur rôle. La mise en scène est inventive, avec ses projections grand écran sur l'actualité de l'époque, même si l'on regrette un certain manque de rythme. Cette satyre de gens bien pensant, tétannisés par les autres fait rire jaune. Elle manque un peu de maturité(la pièce date de la fin des années 60), mais elle donne un éclairage sans complaisance sur une certaine époque qu'on espère révolue.
Nathalie (Gennevilliers)
En synthèse :
La dénonciation (un peu datée) du français "moyen, idiot , bète
et
méchant", tel qu'on le caricaturait à la fin des années 60.