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L'ANNIVERSAIRE
L'anniversaire est une pièce de Harold Pinter, mise en scène par Michel Fagadau, avec Lorant Deutsch, Jean-François Stevenin, Jacques Boudet, Nicolas Vaude, Andréa Ferréol et Emilie Chesnais (durée indicative : 1h30)
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Une pension de famille. Un seul pensionnaire : Stanley. Pourquoi est-il là ? De quoi se cache-t-il ? Et qui sont l’affable Goldberg et son curieux compagnon Mc Cain ? Pourquoi viennent-ils fouiner cette pension du bout du monde ?
Long :
Meg et son mari tiennent une pension de famille avec pour unique pensionnaire Stanley. C’est alors que 2 nouveaux clients arrivent, dont la présence semble beaucoup troubler Stanley…
Pourquoi faire si long ? La pièce dure 2 heures, et très franchement, une seule aurait suffi.
Tous les ingrédients sont là pour en faire un succès - des acteurs excellents, une belle salle, un texte de Harold Pinter – sauf un choix de mise en scène qui dépasse l’entendement.Le rythme est lent, beaucoup trop lent, et on tombe très vite dans l’ennui.
C’est réellement dommage car le casting réuni sur scène est excellent, mais pas au point de faire des miracles, ce dont on ne saurait les blâmer.
En bref, vous l’aurez compris, je peux difficilement recommander cette pièce.
(Anne, Paris).

Compliqué :
Harold Pinter, prix Nobel de littérature décédé il y a peu de temps, avait enthousiasmé ma jeunesse avec son théâtre de l’absurde. Lorant Deutsch est l’acteur en vogue du moment, et son jeu subtil le justifie largement. Andréa Ferréol et Jean-François Stévenin sont des acteurs expérimentés et sûrs, que l’on a toujours plaisir à voir. La Comédie des Champs-Elysées est une bonne scène.
Alors, pourquoi voit-on des gens qui s’endorment, d’autres qui regardent leur montre, et même quelques uns qui se lèvent et s’en vont ? Pourquoi les applaudissements mous de la fin parviennent-ils tout juste à rappeler une à deux fois tous ces bons acteurs qui n’ont pas démérité ?
Le problème se trouve sans doute dans une mise en scène sans aucun relief, qui ne parvient pas à donner du sens à la pièce. Les scènes et les répliques, même les bonnes, même bien jouées, s’empilent laborieusement sans grande signification. On se demande à quoi nous sommes invités à réfléchir. A l’influence du fort sur le faible ? Au drame de la solitude ? On ressort de cette soirée aussi dépourvu de questions que de réponses !
(
Isabelle, Paris)

En synthèse :
Une mise en scène qui alourdie le texte et fait de ce Pinter une pièce longue et complexe.