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UN GARCON IMPOSSIBLE

Un garcon impossible est une pièce contemporaine de Petter S. Rosenlund, mise en scène de Jean-Michel Ribes, avec Eric Berger, Isabelle Carré, Jean-Yves Chatelais, Micha Lescot, Hélène Viaux...(durée 1h20)

(La pièce n'est plus à l'affiche)

Le sujet :
On est toujours le fou d’un autre semble dire Petter S. Rosenlund dans Un garçon impossible. Ce dramaturge norvégien s’ingénie à créer des situations aussi inquiétantes que cocasses. D’un quotidien très ordinaire, son sens de l’humour des plus grinçants tire des conséquences qui confinent à la folie et au fantastique

LES AVIS :

Non  :
Absurde, délirant, provocateur, incohérent, tendancieux, il y a un peu de tout cela dans cette pièce bien difficile d’accès de
cet auteur norvégien inconnu en France.
Une infirmière qui se déguise en fée, un grand père incestueux assassin et pédophile, des mourants qui continuent d’agir comme si de rien n’était, un enfant serial killer…le personnages comme les situations et les dialogues sont des plus absurdes.
Ce pourrait être drôle, porteur d’émotion ou de réflexion, c’est au contraire plutôt abscons et confusant. Avec Isabelle Carré en tête d’affiche et Jean Michel Ribes à la mise en scène, on pouvait pourtant raisonnablement s’attendre au meilleur, mais c’est en vain que l’on essaie de comprendre ou l’auteur a t’il voulu nous emmener.
Bien sur, le message qui nous est délivré par une voix off en fin de spectacle éclaire un peu le message de l’auteur… mais bon….
Une pièce (prix Ibsen en 98), réservée aux familiers du théâtre de l’absurde.
(Patrick, Paris)



Oui :
On peut aller voir Un garçon impossible sans trop savoir à quoi s’attendre, sinon le talent d’Isabelle Carré, l’inventivité et le goût des situations décalées de Jean-Michel Ribes. Si on se laisse emporter dans cet univers qui frôle la folie et vire au cauchemar, on ne sera pas déçu. C’est une belle surprise que ce spectacle qui aborde les dysfonctionnements, les fêlures, la solitude de l’être humain.
Le jeu parfois outré, presque caricatural des acteurs nous plonge parfois dans une farce grandguignolesque, les personnages oscillent en permanence entre déraison et lucidité, mais le personnage qui semble le plus normal est en réalité un monstre pervers et criminel. Tout cela dans un superbe décor glauque et froid d’hôpital, théâtre de toutes les errances. Humour très grinçant, situations burlesques, comique de l’horreur, servis par des comédiens impeccables.
On peut être surpris et déstabilisé, et même un peu secoué, mais c’est un spectacle rondement mené et sûrement un grand moment de théâtre.
(Patricia, Courbevoie)

En synthèse :

Théâtre de l'absurde, une pièce d'un accès compliqué. Pour les familliers du genre.