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LES FEMMES SAVANTES
De Molière, mise en scène par Arnaud Denis, avec Jean-Laurent Cochet, Elisabeth Ventura, Marie-Julie Baup, Jonathan Bizet, Anne-Marie Mailfer....
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La pièce n'est plus à l'affiche
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Le sujet :
Après L’Avare, Orgon dans Tartuffe, le Bourgeois Gentilhomme, Géronte et autres figures despotiques qui exercent sur leur famille une autorité bornée, Molière nous propose Philaminte.
Un moment très agréable :
J’avais un souvenir très scolaire des pièces de Molière.
Le début m’a un peu rappelé mes cours même si le ton et les intentions me semblaient justes. Mais je suis vite rentré dans la pièce et ces deux heures m’ont semblé très courtes.
J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs interprétant les rôles de Chrysale et de Ariste qui m’ont semblé époustouflants de naturel et de justesse. Jean-Laurent Cochet, jouant le rôle d’une femme odieuse était particulièrement drôle (dommage que j’avais parfois du mal à l’entendre). Arnaud Denis donne au détestable Trissotin, une très grande présence.
La mise en scène m’a beaucoup plu malgré un petit bémol pour les décors (pourquoi les murs sont-ils penchés?).
Voilà, au final, une belle manière de réconcilier Molière avec les réfractaires aux textes classiques!
(Maxime, Courbevoie)

Brillant :
Il faut être téméraire et talentueux pour mettre les classiques en scène avec bonheur. C’est le cas de Arnaud Denis, ancien (mais jeune)élève de Jean-Laurent Cochet, qui dirige brillamment , dans cette version des Femmes Savantes, son ancien « maître » avec la compétence d’un grand.
Sa lecture de la pièce, intelligente et claire, nous rend le texte évident, limpide et très contemporain. Riche idée de confier le rôle de Philaminte, femme précieuse et ridicule, à Jean-Laurent Cochet. Cette femme est un dragon, nous dit-on dans la pièce, il fallait donc lui donner cet aspect presque monstrueux, absurde et ridicule que Cochet personnifie parfaitement dans son accoutrement de grosse créature empêtrée dans ses soieries et ses certitudes . Son apparition sur scène est un moment inoubliable. Bourru(e), bougon(ne), insupportable, odieux(se), la/le voici plus vrai(e) que nature. Denis lui-même, incarne un Trissotin sournois et inquiétant comme il convient. Les autres personnages (en particulier la famille des « anciens », Chrysale, Bélise et Ariste) sont aussi truculents et justes. Il faudra peut-être un peu de rodage, pour que tous jouent à l’unisson, mais la deuxième représentation semblait bien prometteuse.
A recommander, à tous ceux qui adorent Molière ou qui en ont assez de Molière!
Patricia (Courbevoie)
En synthèse :
Une belle réalisation et des comédiens (avec notamment
un Jean
Laurent Cochet excellent) qui assurent