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LA CONTREBASSE
De Patrick Suskind
Mise en scène de Elisabeth Vitali
Avec Stéphane Bierry
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Genre
:
Seul en scène

Le
sujet :
Le contrebassiste attend l'heure de la représentation de l'Or du Rhin.
Entre l'alcool et la musique, il plaisante, il plastronne, il titube, son imagination se met en branle, part au grand galop et le flanque par terre.
(Durée indicative : 1h30)
Une interprétation sans fausse note :
Il y a bien sûr l’ombre de Jacques Villeret qui plane sur cette pièce devenue un classique. Mais c’est avec ouverture qu’on attend l’interprétation d’un comédien qu’on ne connaît pas encore, pour ce monologue qu’on sait déjà douloureux.
C’est le décor qui interpelle d’abord, avec des colonnes ondulées qui pourraient refléter les piliers de la salle de concert mais non, il s’agit des panneaux d’isolation… Un isolement bien illustré par le comédien, qui sans tomber dans le pathos, donne la gamme de ses aigreurs, de ces constats et maigres mais intenses illusions, dans un crescendo dramatique qui sonne juste. Il y a un deuxième personnage sur scène qui a toute son importance mais qui a peu de texte : c’est l’encombrante et inséparable contrebasse que le comédien nous fait considérer comme une amante encombrante, une mère castratrice, une sœur pataude, le poids de sa vie…
Sensible au texte, je ne suis pas entrée dans un registre d’émotion particulier mais je me permets de saluer la prestation, la présence convaincante du comédien, seul en scène plus d’une heure trente…
(Florence Arielle, Asnières)
Manque de connivence :
Seul sur scène, entre le décor d’une salle à manger et le public à qui il s’adresse, parfois directement, souvent à travers sa canette de bière, le contrebassiste nous livre durant cette heure et demie avant son spectacle ses angoisses, ses colères, sa tendresse aussi pour cet objet qui est bien plus qu’un instrument. Il s’en empare comme d’une femme et lui parle avec amour ou avec colère. Le monologue passe très bien et la contrebasse joue pratiquement le rôle d’un comédien sans parole.
Ce qui m’a gêné malgré tout c’est souvent la distance qu’il y avait entre le personnage et nous. Il parle de dos, il parle avec des objets mais souvent ne nous regarde pas directement. Il est dans son monde mais je trouve que quelques périodes plus courtes comme celles-là auraient suffis.
Pour conclure, un véritable exploit que de tenir un public durant une heure et demie seul sur scène avec un seul monologue. Mais parfois, je l’avoue, j’ai décroché, peut-être en raison d’un manque de connivence entre lui et nous. Le théâtre intimiste se prête bien à ce « one-man show »
(Gilles, Asnières)

En synthèse :
Malgré le talent du comédien, ce monologue intimiste reste
délicat à interpréter de façon totalement convaincante.
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