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LES CAPRICES DE MARIANE
Les caprices de Mariane est une pièce d' Alfred De Musset, mise en scène par Sébastien Azzopardi, avec Christophe De Mareuil, Elisa Sergent, Grégoire Bourbier, Frédéric Imberty, Richard Delestre, Cindy Rodrigues (Durée indicative 1h25)
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Naples. Deux et une femme dans le tourbillon de la fête, de l’amitié et de la passion. Une sérénade, une trahison, un poignard : un caprice italien.
Une bonne soirée :
Capricieuse, Marianne ? Au XIXe siècle dAlfred de Musset, peut-être, mais au XXIe ? Comment lui reprocher de se mettre en colère, lorsque ce macho dOctave la traite de rose sans épine et sans parfum ; comment ne pas se sentir de tout cur avec elle lorsquelle change davis sur la fidélité conjugale, parce que son mari se montre absolument odieux ? Sa belle tirade sur la condition féminine na pas pris une ride : mesdames, que vous soyez trop fidèles ou pas assez, il y aura toujours une bonne raison de vous critiquer !
Un beau texte classique ; de bons acteurs, qui se donnent sans compter, tout en préservant une diction de qualité, et qui savent aussi nous mettre dans lambiance napolitaine avec des intermèdes chantés ; un metteur en scène réputé, Sébastien Azzopardi : que souhaiter de plus pour une bonne soirée ?
Un seul petit regret : qu'une aussi bonne pièce n'ai pu bénéficier d'un théâtre plus approprié.
(Isabelle, Paris)

Un classique rajeuni et bien fait :
La belle et distante Marianne est mariée à Claudio, magistrat Napolitain très en vue. Celio, jeune homme romantique et lunaire, se morfond d'amour pour elle. Il demande à Octave, son meilleur ami, libertin impétueux, d'aller plaider sa cause à Marianne. Mais c'est un jeu dangereux à bien des égards...
Tiens, mais ça rappelle quelque chose, non ? La verve d'Octave n'a pas grand chose à envier à celle de Cyrano, et surtout, Marianne est un personnage infiniement plus intéressant que Roxanne. Musset oppose l'amour pur et romantique de Celio à l'amour séducteur et libertin d'Octave - Musset devait bien être un peu des deux - et surtout, dénonce avec ferveur l'amour opprimé et forcément illégitime de la femme. La scène centrale entre Octave et Marianne vaut à elle seule d'aller voir la pièce.
La puissance du texte est libérée par de très bons acteurs (mention spéciale à Richard Delestre, en Tibia légèrement caustique) et une mise en scène inventive, avec des costumes parfaits et un jeu de transparence efficace, donnant au rêve et au fantasme leur place dans cette histoire. En revanche, les interludes chantés donnent certes de l'air au texte, mais laissent un peu perplexes.
Une pièce essentielle, donc, à voir pour les amateurs d'un théatre classique rajeuni et bien fait, ou pour les curieux de l'esprit de l'amour.
(Marie-Hélène, Paris)

En synthèse :
Une belle pièce, bien mise en scène et bien interprétée, mais le Lucernaire n'est peut-être
pas le théâtre idéal pour ce genre de pièce classique.
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