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L'AMANTE ANGLAISE
L'amante anglaise est une pièce de Marguerite Duras, mise en scène par Marie-Louise Bischofberger, avec Ludmila Mikaël, Ariel Garcia-Valdès, André Wilms... |
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Ils s'appelaient les Rabilloux. Lui était militaire de carrière à la retraite. Elle, était sans emploi fixe. Le crime a été commis par la femme Rabilloux sur la personne de son mari : un soir alors qu'il lisait le journal, elle lui avait fracassé le crâne avec le marteau dit "de maçon" pour équarrir les bûches.
Le crime fait, pendant plusieurs nuits, Amélie Rabilloux avait dépecé le cadavre. Ensuite, la nuit elle en avait jeté les morceaux dans les trains de marchandises qui passaient par ce viaduc de la Montagne Pavée, à raison d'un morceau par train chaque nuit...
A ne pas manquer
Je recommande chaleureusement cette pièce qui bouleverse par la justesse du jeu des acteurs, de la mise en scène et du texte !
Le couple Ludmilla Mikaël - Ariel Garcia-Valdès (Claire et Pierre Lannes) nous est présenté tout en contraste et en incompréhension, articulé par André Wilms, l'interrogateur. Le jeu magnifique de ces trois acteurs nous entraîne dans la beauté et la justesse du texte de Marguerite Duras.
La mise en scène de Marie-Louise Bischofberger reprend les intentions de l'auteur notamment par la projection d'image de train sur le décor. Si elle respecte la volonté de Duras concernant l'absence de costumes et de décors, elle dirige parfaitement les acteurs. Une pièce que j'ai particuliairement aimé, et qui s'adresse à toutes les générations (j'ai 18 ans).
(Hélène, Paris)

Bouleversant :
Marguerite Duras est décidément surprenante par sa justesse et sa modernité. Au Théâtre de la Madeleine, ce printemps, elle est servie par une mise en scène sobre et précise et par un trio d’acteurs impeccables. L’interrogateur (André Wilms, parfait) interroge à voix claire et passionnée une femme qui a découpé sa cousine en morceaux. Il veut comprendre, donner à cette Claire Lannes (Ludmilla Mikaël, formidable) les mots qu’elle ne sait pas mettre sur son crime. “Je cherche pour elle” dit-il. Il interroge aussi son mari (Ariel Garcia-Valdès), étonnant d’une naïveté ambiguë, “propriétaire” de cette épouse qui lui appartient si peu. Petit à petit, les questions et les réponses démêlent les fils de la vie de Claire, de ce couple... Jusqu’à cet amour enfoui dans la mémoire de cette femme aux marges de la folie.
Habilement, la mise en scène de Marie-Louise Bischofberger laisse toute la place aux comédiens et au texte. On en ressort bouleversé, tout simplement. Un conseil : n’hésitez pas à acheter le programme, il est vraiment bien fait et revient notamment sur le fait divers réel qui a inspiré Duras et surtout, surtout, comment et pourquoi elle s’en est emparée.
(Marie, Paris)

En synthèse :
Une confrontation plutôt austère, mais la rencontre entre
le texte, le metteur en scène
et les comédiens fonctionne