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AMEDEE
Amédée est une pièce de Eugène Ionesco, mise en scène par Roger Planchon, avec Colette Dompiétrini, Roger Planchon, Patrick Séguillon
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THEATRE SILVIA MONFORT (456 places) 106 RUE BRANCION, 75015 PARIS (M° Porte de Vanve)
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Amédée est un écrivain qui n’arrive pas, depuis quinze ans, à écrire une ligne. Il vit avec sa femme Madeleine dans un petit appartement où ils ne perçoivent du monde que les bruits de l’immeuble.
Madeleine fait vivre Amédée et le lui reproche aigrement. Elle est standardiste et travaille sur un petit standard installé dans l’appartement.
Histoire de couple :
En scène, deux comédiens chevronnés qui nous font un vieux couple délicieusement crédible : lui dans la gourmandise de son “pas faire grand chose”, elle dans le râlerie du classique “c’est moi qui fait tout dans cette maison”. Autour d’eux un décor charmant comme une boîte de macarons. Tout est en place pour une comédie qui commence par ressembler au quotidien pour nous entraîner dans un absurde où le cadavre d’on ne sait qui vient peu à peu prendre toute la place.
Si la première partie, toute en mystères et en sous-entendus, nous charme, la seconde nous déçoit un peu : au lieu de faire confiance à son texte et à son jeu, Planchon a surchargé sa mise en scène d’effets “modernes” qui n’étaient sans doute pas indispensables (si, si, on peut encore faire une mise en scène sans vidéo...). N’empêche, reste une pièce qui dit mieux que beaucoup d’autres ce que c’est que l’histoire d’un couple au long cours, où l’on renonce, où l’on rancune, où l’on ne se dit plus que l’on s’aime car on n’en est plus très sûr ; et un Planchon tout heureux de nous inviter au théâtre avec lui.
Pas tout jeunes ou lycéens (la salle n’était quasiment remplie que par ces deux catégories de spectateurs...) n’avaient d’ailleurs pas l’air de regretter d’avoir accepté cette invitation un peu brouillonne mais pleine d’entrain et de tendresse.
(Marie, Paris)

Rien compris mais bien aimé :
Le début de la pièce m' a beaucoup plu. Clairement, les acteurs se font très plaisir, et leur entrain est communicatif. Le couple fonctionne très bien, lui râleur et dépendant mais optimiste, elle déçue, épuisée et un (gros) brin casse-pied. Il y a quelques surprises musicales que j'ai trouvé très tendres, mais je ne gâche pas le suspense !
J'ai eu plus de mal avec la fin. L'irruption de la vidéo (avec une image numérique très crue) m'a donné l'impression de briser la cohérence esthétique, et le basculement dans l'absurde m'a un peu refroidie.
A la sortie, une dénommée Chantal affirmait : "j'ai rien compris, mais j'ai bien aimé". Pas mieux.
(Louise, Clichy)

En synthèse :
Une pièce qui démarre plutôt bien, mais qui bascule ensuite dans quelquechose de confus.