|
ROSE
Une comédie de et avec Valérie Decobert et Nicolas Koretzky.
Mise en scène des auteurs assistés par Franck Lee Joseph
|
|
|
| (La pièce n'est plus à l'affiche)
|
|
Genre
:
Comédie

Le
sujet :
Le passe temps favori de Rose ? Envahir et bousculer la vie de Sacha, son meilleur ami depuis 30 ans, en le persécutant à coups de "Sacha, fais moi un enfant !". Lui, Sacha, ne cède pas d’un pouce, toujours réfractaire à l’idée d’engagement... Jusqu’à quand ?
(Durée indicative : 1h20)
Quel tempérament ! :
Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi même, Valérie Decobert et Nicolas Koretzy, couple à la ville et à la scène, ont écrit, mis en scène et interprètent cette pièce romantique et décapante. Romantique parce qu’on y parle d’amour, décapante parce question langage, ce n’est pas à « l’eau de rose » : enfants et oreilles chastes s’abstenir !!!
Les propos sont un peu éculés (amitié hommes/femmes, le couple, le besoin de maternité, le refus de paternité, l’influence d’une mère, juive qui plus est !, sur les amours de son fils, femmes qui revendiquent leur sexualité mais néanmoins fragiles……), bref c’est vaste et reste superficiel.
Les personnages, surtout celui de Sacha en psychanalyste éminent, sont assez improbables, et la mise en scène un peu lourde (une succession de tableaux entrecoupés par des noirs plombent un peu le rythme). Pourtant on passe un bon moment de détente, en partie grâce à Valérie Decobert . Quel tempérament ! Sa prestation efface largement le reste. Drôle, une énergie folle, un charme pétillant, nature, naturelle, cette fille est vraiment très douée. C’est du sur-mesure, ce rôle de trentenaire hystérique qui cherche le grand amour lui va comme un gant. A voir pour ces deux acteurs vraiment sympas.
(Patrciia, Courbevoie)

Pour l'interprétation :
Rose, voici un prénom bien désuet pour une femme qui est à la fois tout et son contraire. D’emblée, on a du mal à accepter la crédibilité du personnage, jeune femme actrice névrosée (c’est son rôle dans la pièce), ayant un intense désir maternel d’enfanter ! Malgré notre ouverture d’esprit, allons-nous rentrer dans la complexité improbable de ce couple, aux caractères diamétralement opposés ?
Pourtant, dès que Valérie Decobert prend possession de la scène…on est scotché, bluffé ! Qu’importe l’histoire et ses aboutissants, cette immature et tyrannique femme-enfant, semblable à une guêpe qui asticote et déstabilise sans cesse (« touche le point sensible ») use à merveille de toute une panoplie de mimiques sans jamais tomber dans la caricature du surjeu. La mécanique de cette capricieuse poupée est telle que l’on peut se demander si, à chaque représentation, elle saura avec autant de justesse s’arrêter à temps, afin de préserver au public cette perpétuelle spontanéité dans la diversité de ses expressions du visage...tout un art !
Néanmoins, notre aveuglement ne doit pas voiler une mise en scène un peu simpliste dont les multiples changements de tenues (très féminines, d’ailleurs), génèrent trop de noirs.
De plus, notons que le texte aux allégations peu chastes, est réservé à un public adulte, acceptant un langage assez cru..
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :
Valérie Decobert est excellente, mais le sujet est peu structuré et les personnages peu crédibles.