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REVEILLON D'ETE
Réveillon d'été est une pièce d'Isabelle de Tolédo, mise en scène par ’Annick Blancheteau et Jean Mourière, avec
Anne Richard, Annick Blancheteau, Martine Pascal, Martine Mongermont, Françoise Lépine, Constance Carrelet (durée indicative : 1h30) |
THEATRE MICHEL (350 places) 38 RUE DES MATHURINS, 75008 PARIS (M° Havre Caumartin)
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Cette année encore, les sœurs Lecharme se retrouvent pour fêter Noël… en juin ! Et dans ce monde exclusivement féminin, l’homme c’est un peu comme le Père Noël, personne n’y croit plus depuis longtemps !
Une bonne surprise :
Voilà une bonne surprise. Six actrices sont réunies sur scène pour 1h30 de plaisir : une pincée d’humour, mais juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la banalité, et beaucoup de sérieux pour traiter des sujets bien rééls.
C’est là d’ailleurs le seul défaut de cette pièce. A vouloir traiter trop de sujets différents - comme le deuil, l’adultère, l’adolescence, la solitude et j’en passe - on a un petit sentiment d’inachevé- car 1h30 ne suffisent pas à approfondir tant de problématiques à la fois.
C’est certes un peu dommage mais ça n’empêche pas de passer un excellent moment dans une belle salle en compagnies d’actrices talentueuses et captivantes.
(Anne, Paris)

Intéressant :
Quatre soeurs portent cette pièce. Nous avons la sœur aînée, secrétaire médicale qui, parce qu’elle a perdu son mari depuis 20 ans et qu’elle n’a jamais refait sa vie, fait subir son aigreur à son entourage. Nous avons la sœur divorcée qui vit avec sa fille unique, adolescente, qui a un père absent. La sœur comédienne de 40 ans quant à elle, n’a jamais décollé et fait tout pour rester jeune, au grand dam de sa sœur aînée. Enfin nous avons la sœur institutrice à qui on reproche bien son « fonctionnariat » et qui n’a jamais réussi à fonder une famille.
Enfin, nous avons Solange Pinçon, une vieille voisine que l’on croit sans famille et ennuyeuse parce qu’elle radote et qu’elle répète ses dires 2 fois, qui vient s’incruster dans cette soirée de Noël.
De façon remarquable tout au long de la pièce, ces durs parcours s’entremêlent, se confrontent pour que finalement leur contact prolongé finisse par les rendre plus drôles et plus légers.
Deux petits bémols. D'une part, les accompagnements musicaux ne (Claude François, Abba) ne sont pas du meilleur effet. D'autre part, la pléthore des problèmes de société énoncés leur fait perdre de la consistance. A part les relations conflictuelles entre l’ado, la mère et son ex-mari qui sont vraiment poussées, on reste un peu sur notre faim.
(Anna, Paris)

En synthèse :
L'idée est originale et les personnages attachants, bien
que
certains sujets abordés ne soient qu'effleurés