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LA REINE MORTE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Une pièce de Henry de Montherlant
Une mise en scène de Jean-Laurent Cochet
Avec Jean-Laurent Cochet, Xavier Delambre, Pierre Delavène, Frédéric Guignot, Christophe Boutellier...
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Le théâtre
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THEATRE 14
20 avenue Marc Sangnier
75014 PARIS
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Genre
:
Classique

Le
sujet :
La jeune infante de Navarre vient au Portugal pour épouser le prince Pedro, fils du vieux et redoutable roi Ferrante. Pedro s'est marié en grand secret à une dame du royaume. Jusqu'ou Ferrante ira-t-il dans sa vengeance pour ménager sa succession...?
(Durée indicative : 1h50)
Bien, mais...:
La Reine morte, pièce la plus connue de Henri de Montherlant, mise en scène par Jean-Laurent Cochet lui-même, connu entre autre pour son Cours, voici normalement un chef d’œuvre à ne pas manquer ! De plus, cette mémoire théâtrale incarne le rôle du roi Ferrante !
Le rideau se lève sur la brochette complète des personnages de l’histoire, tous assis et statiques fixant le public, dans un éclairage qui restera immuable. Dans ce silence installé, l’arrogante infante attaque les 1ères tirades incisives, dans le respect de l’accent de l’œuvre : nous pensons nous trouver devant un spectacle de qualité. De plus, le célèbre affrontement féminin entre cette infante desséchée et sa rivale, Inès de Castro est bouleversant de sincérité.
Néanmoins, des répliques trop souvent étouffées, prises dans une mécanique de jeu n’altèrent-elles pas l’écoute ? Et la différence d’âge de ce couple illicite : le prince et sa douce « bâtarde », rend-elle crédible cet amour impossible ? Et cet intransigeant roi, anéanti par l’approche de la mort, va-il nous convaincre à travers une mise en scène sans grand relief ?
Voici sans doute là trop de questionnements pour rendre ce spectacle incontournable …même s’il est donné dans cette chaleureuse salle du Théâtre 14 réputée pour l'excellence de sa programation..
(Claude, Courbevoie)

En attendais je trop ? :
La Reine morte est un texte magnifique , et si Jean-Laurent Cochet, grand maître de l'art dramatique, s'y attelle, on peut espérer un grand moment de théâtre.
La scène d'ouverture est composée comme un tableau : émotion concentrée, personnages immobiles, intenses, figés comme dans l'attente de la tragédie qui va se nouer. Public recueilli, prêt pour cette histoire sublime de pouvoir, de manoeuvres politiques dont la modernité étonne, cette histoire grandiose d'amour à la cour du Portugal, du temps où l'amour n'était pas de mise.
On donne à Ferrante (J.L. Cochet), roi fatigué, blasé et retors, un jeu très naturel, une humanité troublante même si j'avais imaginé plus de grandeur dans le personnage.
Alors, pourquoi la magie n'a t'elle pas opéré en moi ?
Certains acteurs semblent exaltés quand j'attendrais de la douceur, éteints quand je rechercherais l'émotion.
Certains vocifèrent alors que d'autres murmurent...
J'imaginais différement les amoureux fougueux, Ines et Pedro, qui placent leur passion avant les obligations de l'état.
Quelques très belles scènes cependant (les paroles de la jeune Infante sont encore vibrantes à mes oreilles!). Mais il m'a semblé qu'ils jouaient les uns à côté des autres et non pas les uns avec les autres... Dommage, une telle affiche offrait tant de promesses! Peut être en attendais je trop !
(Rose, Courbevoie)

En synthèse :
Avec pour sujet l'amour contrarié par la raison d'Etat, l'une des pièces les plus connue de Montherland