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LA PUCE A L'OREILLE
La puce à l'oreille est une pièce de Georges Feydeau mise en scène par Paul Golub avec David Ayala, Emeline Bayart, Philippe Berodot, Brigitte Boucher, Sébastien Bravard...(durée indicative 2H15) |
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Mensonges, alibis, billets parfumés et maris jaloux ; pulsions incontrôlables, impuissance, frustration et lubricité : bienvenue à l’hôtel du Minet Galant. Cette charmante maison des plaisirs se trouve à Montretout, et on n’y croise que des couples “mariés mais pas ensemble”… Que de va-et-vient entre les chambres et les étages, quelle frénésie… et cependant, si peu de plaisir !
Des comédiens excellents, mais...
Mais où Feydeau allait-il chercher tout ça ? Il faut dire qu’il s’est surpassé dans ce vaudeville débridé où quiproquos, malentendus, rebondissements s’enchaînent sans répit !
Quand un mari n’honore plus sa femme, c’est qu’il la trompe ! C’est sur cette conviction que tout commence (et ne s’arrête plus). Les personnages vont se croiser, se rater, se rencontrer malencontreusement, s’éviter, se courser et finir par…. s’essouffler! Car fallait-il tant en rajouter dans les effets comiques pour rendre cette pièce drôle? Le rythme indispensable au vaudeville devient assez vite une suite de gesticulations gratuites et parfois vulgaires et de vociférations inutiles. Des moments complètements déjantés semblent incontrôlés et virent à la farce lourdingue, et le tempo endiablé ne nous épargne pourtant pas certaines longueurs!
Le décor et les costumes contemporains dépoussièrent judicieusement le genre, le changement entre les actes au vu des spectateurs est très réussi (la musique disco n’était peut-être pas indispensable) et les comédiens excellents, ont une énergie débordante. Ils sont d’ailleurs épuisés au bout de deux heures et demie. Moi aussi!
On aurait pu en faire moins pour plus d’effet!
(Patricia, Courbevoie)

Attention à la farce !
Voici une nouvelle mise en scène contemporaine (portables, presse, danses tectoniques…), pour cette pièce de Feydeau, sensée témoigner de la société du Second Empire. D’avance, nous savons que la situation de ces couples dont l’intention est bien de se tromper, mais qui ne feront que s’embrasser sans jamais parvenir à consommer, va être désopilante.
Ainsi, le schéma classique des Vaudevilles en 3 actes fonctionne : d’abord, en appartement cossu où les soupçons se déchaînent, ensuite, l’hôtel, lieu de perdition où les farces éclatent et enfin, retour à l’appartement où les justifications et excuses se succèdent. On note d’excellents moments : la complicité féminine lors de la rédaction de la lettre piégeante, (les femmes se partagent une belle part de jeu dans ce Feydeau), l’exercice périlleux de l’expression verbale sans consonne, des traversées de scène féminines en grandes enjambées et les changements de décor cadencés par les 14 acteurs, sans fausse note.
Mais quel dommage que les déplacements, néanmoins bien millimétrés, ne s’arrêtent pas à temps ! Pourquoi autant de gesticulations ? Certains acteurs se déhancheront pendant 2h30, comme des automates…sans que l’on en voie l’intérêt.
Bref, ce classique de Feydeau plaira plutôt à un public attiré par la bouffonnerie, la farce.
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :
Une mise en scène débridée et d'excellents comédiens, mais trop
d'effets, trop longue (2H15) la pièce malheureusement s'essoufle.