|
Parole et guérison
Parole et guerison est une pièce de Christopher Hampton, avec Barbara Schultz, Samuel Le Bihan.... (durée 1H50).
|
|
| La pièce n'est plus à l'affiche
|
|
Le sujet :
En 1905, Sabina Spielren devient à la fois la patiente et la maîtresse du Dr Jung qui expérimente avec elle une nouvelle méthode thérapeutique révolutionaire inventée par Freud :la psychanalyse. D'abord dans un rapport de filliation intellectuelle, Joung se détache peu à peu de son mentor...
Une belle reconstitution historique :
Pour qui s'intéresse à la psychanalyse, elle est véritablement passionnante cette pièce de Christopher Hampton.
Sans chercher à nous donner à voir une intrigue absconde réserver aux initiés, il s'agit plutôt d'une belle reconstitution historique qui nous est ici proposée.
Et quelle histoire passionnante que celle de Young de sa première analyse jusqu'à sa rupture avec Freud, de ses doutes et de ses interrogations, du destin de Sabina Spielrein, l’une de ses premières patiente qui deviendra sa maîtresse puis une psychanalyste réputée, de ses relations avec Freud, des craintes de ce dernier et son refus d’explorer plus en avant sa théorie pensant que cela condamnerait une science encore fragile...
En résumé, l’excellence du texte, de la distribution, l’intelligence de la mise en scène et de la scénographie nous donnent à voir un beau voyage au cœur de ce qu’était le début de la psychanalyse en ces premières années du 20ième siècle.
(Patrick, Paris)

Du grand art :
Voilà une idée intéressante que de faire revivre un des pères de la psychanalyse au travers son histoire d'amour pour une de ses patiente.
On comprend , en effet, tout ce qu'a pu représenter ce long chemin qui a amené à la "guérison par la parole", les incertitudes et les doutes des protagonistes.
En mettant en scène , dans un astucieux décor mobile et un subtil jeu de lumières, Jung, tour à tour analyste, mari dévoué ou amant désespéré, l'auteur nous fait découvrir toutes les contradictions du psychanalyste et de l'homme. Mais il parle aussi des tumultes qui nous habitent et des ravages que peut provoquer l'inconscient.
L'interprétation des acteurs est remarquable, avec une mention spéciale pour Barbara Schultz qui fait du grand art, dans la peau de cette jeune fille névrosée, au bord de la folie. Le rythme de la pièce est séquencé par de forts moments entre l'hôpital, les intérieurs et même une scène se déroulant dans un théâtre. Les échanges entre les deux maîtres, que sont Jung et Freud, sont à la fois drôles et pasionnants.
Pour ceux que le sujet interpelle, voilà une belle rencontre, concoctée dans ce précieux écrin qu'est le théâtre Montparnasse
(Nathalie, Gennevilliers)
En synthèse :
Pour tous ceux qui s' intéressent à la psychanalyse, une passionante plongée dans l'histoire.
Autres pièces actuellement à l'affiche dans le même univers : Les monologues du vagin (avec Stephanie Bataille), Les diablogues (avec Murielle Robin), Sentiments provisoires (avec Pierre Arditi)