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ONCLE VANIA
Oncle Vania est une pièce de Anton Tchekhov, mise en scène de Claudia Stavisky,avec Didier Bénureau, Jean-Pierre Bagot, Marie Bunel, Joséphine Derenne, Agnès Sourdillon, Philippe Torreton, Maria Verdi (Durée 2h)
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Dans une immense maison, par un chaud après-midi d’été, suivi d’une nuit d’orage, se croisent et se toisent les destins des personnages suspendus entre l’illusion de leurs désirs et la solitude implacable de leurs existences. Dans un dernier sursaut pour combattre la peur de s’être trompé, de ne pas avoir vécu pleinement, chacun tente d’aimer, de haïr, de détruire.
Touchant :
La scène des Bouffes du Nord, c’est déjà un spectacle en soi. Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà l’occasion de découvrir ce lieu magique, écrin idéal pour le magnifique texte de Tchekhov.
Le décor est sobre, épuré, le plateau est très judicieusement modulable. Pas de superflu, que de l’essentiel, comme la mise en scène qui cadre au plus près ce théâtre de l’intime, et qui laisse aux acteurs exprimer toute la richesse de leurs personnages. Englués dans leur vacuité existentielle, leur mal de vivre et leur volonté de survivre dans ce monde en dégénérescence, ils sont profondément touchants dans leurs travers et leurs passions. Le rythme est lent, comme dans un moment intemporel suspendu dans l’attente, entre ce « passé gaspillé » et la rupture. On perçoit parfaitement la pesanteur du malaise de ces vies perdues dans l'oisiveté et l'ennui,dans la moiteur de cette fin d'été qui rend plus vifs les désirs et les frustrations.
Philippe Torreton campe un médecin,philosophe, lucide et désabusé avec un grand naturel et Didier Bénureau, un intendant aigri et amer à souhait, émouvant et juste. Tous jouent à l'unisson, même si certains personnages pourraient être moins caricaturés.
Tout à la fois tragédie et comédie humaine, la complexité de l'oeuvre est bien rendue.
(Patricia, Courbevoie)
Inégal :
Cette pièce est une critique bien affûtée contre les oisifs qui, non seulement profitent du travail et de la peine des autres, mais de surcroît se plaignent à longueur de temps.
Mais l'ennui est parfois, notamment lors du deuxième acte, un peu trop mis en évidence, touchant également le spectateur...
Malgré cela, les acteurs servent merveilleusement le texte, faisant tantôt rire, tantôt réfléchir les spectateurs.
(Marianne, Paris)

En synthèse :
Pour découvrir ou redécouvrir Anton Tchekhov.