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LE MARIAGE DE FIGARO
Une pièce de Beaumarchais, mise en scène par François Ha Van, avec Guillaume Tagnati, Julie Quesnay, Rafael Reves, Nathalie Yanoz, Anne Trésmolières, Laurent Suires, Céline Jorrion, Matila Malliarakis, Sylvain Savard, Jean-Baptiste Guinchard, Etienne Durot, Stéphanie Germontré (durée 1h10). |
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| LA PIECE N'EST PLUS A L'AFFICHE
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Le
sujet :
Figaro va-t-il pouvoir se marier ? C’est une course contre la montre qu’il va vivre durant toute la pièce.
Un régal :
"Le mariage de figaro" au Lucernaire ? On peut craindre de tomber dans un guêpier, mais enfin Beaumarchais n'était il pas lui aussi avant-gardiste ?
On s'installe, la pièce commence doucement, je continue à craindre le pire, mais petit à petit, la magie du théâtre opère.
L'absence de décors, seuls quelques paravents délimitent les espaces, nous laisse tout au jeu des acteurs, un tantinet déjantés, mais d'une efficacité remarquable.
Le coté "mafioso" du Comte met en valeur la face détestable du personnage.
Figaro tout en roublardise profite à plein de la mise en scène qui s'appuie sur les jeux de lumière et la musique pour augmenter les effets cocasses des situations.
Mais ces deux là ne sont pas tout, Suzette, la Comtesse, le "Petit page", et les autres, chacun dans son registre, apporte à cette pièce fraîcheur et modernisme tout en conservant la beauté du texte.
Et c'est finalement un véritable régal que cette pièce menée à toute allure, même si on a une alternance de moments forts et de moments plus faibles.
(Jean Baptiste, Sevres)

Pas convaincu :
Lorsqu’une jeune compagnie cherche à monter un classique, elle propose souvent un texte respecté au cordeau, mais modernise les costumes, les accessoires, et introduit de ci de là des effets déjantés.
C’est le cas ici : chérubin est en roller, la comtesse demande sa guitare on lui apporte un accordéon, le comte veux forcer le cabinet de la comtesse une tronçonneuse à la main, etc.…
Tout cela est enlevé, mais le genre à ses limites....
D’autre part, mettre l’accent sur un coté burlesque et déjanté, fait que l’on a bien du mal à pleinement entendre le texte (dommage, cette pièce repose entièrement dessus), d'autre part, les effets burlesques sont trop sporadiques. En final, que ce soit ceux qui s'intéressent aux subtilités de l'intrigue, ou ceux que le coté visuel burlesque déjanté attire, l'attention décroche souvent durant les deux heures que dure la pièce.
(Patrick, Paris)

En synthèse :
Un classique remixé par une jeune compagnie enthousiaste, mais des avis controversés.
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