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LES POISSONS NE MEURT PAS D'APNEE
Une pièce de Emmanuel Robert-Espalieu
Une mise en scène de Christophe Lidon
Avec Tom Novembre et Roland Marchisio
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Genre
:
Comédie
(Durée indicative : 1h10)

Le
sujet :
Les poissons ne meurt pas d'apnée, ce sont deux hommes dans une piscine refont le monde, une histoire philosophicoaquatique, deux poissons dans un bocal, similaires en tout point à un détail près : l’un porte un bonnet bleu, l’autre un rouge.
Original :
Une piscine. Deux hommes, bonnets vissés sur le tête et slip de bain assortis, se recontrent. La conversation s'engage, sur rien... sur tout.
Transformer une scène en bord de piscine et le public en bassin, il fallait oser. C'est d'abord ce qui frappe dans "Les Poissons" : l'incongruité du lieu, qui évoque plus facilement le bruit, la foule et l'effort solitaire, que le dernier salon où l'on cause. Le spectateur est immédiatement immergé dans une ambiance déconcertante, ce qui convient à merveille au texte, tout aussi incongru.
Mais au-delà d'un formalisme peu banal, métaphorique et surréaliste, on devine qu'à travers les couleurs de bonnet ou la natation, ces deux hommes discutent et se disputent sur des choix de vie, des raisons d'être... bref, sur la nature humaine.
Même si le texte est parfois un peu indécryptable, la pièce vit grâce à une mise en scène intelligente et deux acteurs efficaces, pourtant dans des rôles pas évidents. Les Poissons est une expérience vraiment pas banale, une bouffée d'air frais pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.
(Marie-Hélène, Paris)

Excercice de style :
Deux hommes bavardent sur le bord d’une piscine municipale. Rien ne les distingue si ce n est la couleur de leur maillot et de leur bonnet de bain. On commence par parler performance mais très vite, on passe des échanges courtois d’une première rencontre au conflit d idées et de caractères. Le choix de la couleur du bonnet de bain définit son appartenance au groupe et le rejet de l autre. Bien que dépouillés de leurs attributs sociaux, les nageurs ne laissent pas au vestiaire leurs certitudes, leurs opinions, leurs comportements et leurs fantasmes habituels.
La pièce mêle habilement rêves et réalité, portée par les comédiens qui savent parfaitement mettre en valeur avec humour le caractère absurde des situations, jouant sur l’opposition de leur personnage.
On garde cependant l’impression que le questionnement n est jamais approfondi : l’écologie est effleurée à travers la réflexion sur la souffrance du poisson péché, la division du travail résumée aux pécheurs et consommateurs. Le parti pris de la piscine ne permet sans doute pas d’aller plus loin.
En résumé, cette pièce est une réussite, une sorte d’exercice de style mené avec humour sur nos comportements, nos réflexions et nos rêves, dans l’espace minimal et atypique que constitue une piscine. Il n’est pas nécessaire d’être poisson ou maitre nageur pour apprécier à pleines branchies cette pièce bien enlevée mise en valeur par une très belle scénographie.
(Christian, Paris)

En synthèse :
Une idée originale, mais des propos parfois abscons et qui restent superficiels.