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HIVER

Hiver avec Nathalie Baye et Pascal Bongard est une pièce de Jon Fosse, mise en scène par Jéremie Lippmann (durée indicative : 1h15).

La pièce n'est plus à l'affiche

Le sujet :
Dans une ville, un Homme et une Femme, se rencontrent, se perdent, se retrouvent.
Leur liaison vacillera tout au long d’Hiver. A chaque instant leurs vies seront menacées de basculer à partir de presque rien.
Jon Fosse considère ses pièces comme des tragi-comédies et pense que si une pièce (qu'il a écrite) est réussie, les gens qui la regardent, ou au moins quelques-uns, devraient à la fois rire et pleurer.

LES AVIS:

Poétique et agréable, mais :
Cette pièce est une réussite, même si certains détails ne m’ont pas plus…
Tout d’abord, le texte ici mis en scène par Jérémie Lipman est un texte très beau fait de phrases que les personnages ne finissent pas mais que le silence complète à merveille.
Les décors sont eux aussi très bien conçus et ce dans une grande simplicité : une porte, un mur et un lit et nous voilà dans une chambre d’hôtel...un banc et l’image d’une ville lointaine et nous voilà dans un jardin public.
Mais même si les deux acteurs sont très bons (Pascal Bongard est particulièrement touchant), Nathalie Baye ne correspond pas toujours à son personnage : soit qu’elle n’ose pas se soumettre au rôle d’une femme perdue et échevelée, soit que son visage est trop connu pour se prêter à un rôle si fort.
Mais cette pièce reste cependant un moment très poétique et agréable que je conseille pour sa force et sa simplicité.
Hélène (Paris)

Un hiver à ne pas bouder :
Un joli moment de théâtre. Entre le banc public d’un jardin et une chambre d’hôtel, le hasard d’une rencontre entre une femme au bord du gouffre et d’un homme plus fragile qu’il y paraît.
L’auteur nous raconte peu : pas de noms, des phrases juste ébauchées, répétées comme des incantations, décors réduits au plus simple (et réussis).
Les deux comédiens nous en donnent assez pour que nous, spectateurs, construisions cette histoire, et chacun à sa façon.
J’aime quand un auteur compte sur nous, spectateurs, pour construire sa pièce avec lui, mais pour cela, la disparition des comédiens derrière leur rôle est indispensable. Ce qui est plus facile pour Pascal Bongard (je ne le connaissais pas et l’ai trouvé vraiment parfait, touchant) que pour Nathalie Baye (bien sûr).  Mais je suis mauvaise joueuse : c’est elle que je suis venue voir et me voilà en train de lui en faire le reproche. C’est une belle comédienne et elle prend le risque du théâtre. D’un théâtre à la fois intelligent et accessible. Alors ne boudons pas cette occasion, elle en vaut la peine.
Marie (Paris)

En synthèse :

Des interprétations sans relief, ce qui empêche l'émotion de véritablement s'installer