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gerard Miller Manipluation

GERARD MILLER : MANIPULATION MODE D'EMPLOI

Un spectacle écrit et joué par Gérard Miller. mise en scène de Agnès Boury (durée indicative 1H10)

(Le spectacle n'est plus à l'affiche)

Genre :
Seul en scène

Le sujet :
Psychanalyste et professeur a l’université, mais également chroniqueur à France 2 et sur Europe 1, Gérard Miller , mis en scène par Agnès Boury, a décide en effet d’aborder le mystère des fascinations collectives. Pourquoi nous laissons nous embobiner aussi souvent ? Pourquoi est il aussi facile de nous séduire et de nous tromper ? De quelle façon, ceux et celles que notre cœur plébiscite, nous capturent ils dans leur filet ?
(Durée indicative : 1h10)

LES AVIS :

Structuré et original :
Un psychanalyste virulent et médiatisé, comme l’est Gérard Miller, se livrant à un One Man Show, voilà de quoi rendre curieux un public averti !
Afin de casser son image arrogante, ce maître de conférence, en jean/baskets, à l’attitude bon enfant, nous accueille à l’entrée, traverse la salle pour rejoindre son « bureau » de scène (avec verre d’eau) et en repartira de même, après avoir replié sa serviette, tel un professeur (ou un politicien) qui a fini son (dis)cours. Ce comportement décontracté, nous permet d’emblée de nous rendre notre orateur plus accessible, sympathique…voire émouvant…(interactivité avec le public). Mais, déjà, ne sommes-nous pas « hypnotisés » et prêts à adhérer à ses injonctions ? Comportement démagogique ? Peut-être ! Alors, nous aussi, ne sommes-nous pas tombés dans le piège ? Ce fameux piège de la manipulation où certains hommes politiques nous formatent en marionnettes. Mais, même si Gérard Miller se recommande de Lacan ou Freud, condamne la voyance comme corollaire de la loi de la probabilité, nous assistons plutôt à une mise en garde de notre naïveté, sous une forme un peu scolaire de prévention, façon « défense de consommateurs ».
Voici, malgré tout, un spectacle bien structuré, à la mise en scène originale pour un homme seul en scène, dont l’humour est plus arrondi qu’à l’accoutumée.
( Claude, Courbevoie

Mélange des genres :
C’est à la mode pour les gens médiatisés de fouler les planches : Claire Chazal, Jacques Vergès, Gérard Miller. Pourquoi pas si l’on a quelque chose à proposer ? Gérard Miller exaspère ou enchante, et j’étais curieuse de savoir ce qu’un psychanalyste de renom pouvait nous proposer sur une scène.
Ce « spectacle » est difficile à définir : oscillant sans cesse entre conférence, genre « la psychanalyse pour les nuls » et one man show. Le thème est séduisant : quels sont les mécanismes de la manipulation ?
Dès le début, le ton est donné : l’artiste en personne, circule dans les rangs à l’entrée du public, serrant quelques mains, échangeant quelques banalités, nous faisant croire durant un instant qu’il est un proche ; quelques cobayes pris au hasard ou même toute la salle vont servir pendant sa leçon à étayer ses « théories » : bel exemple de dressage humain, qu’il dénonce pourtant comme une des facettes de la manipulation !
Même si ses talents de communication et son aisance devant le public sont indéniables, quel est l’intérêt du spectateur, si ce n’est d’avoir vu « en vrai » une icône médiatique ? Le contenu de cette « pseudo conférence » est un bric à brac un peu creux, le ton démagogique, les prises de position un gratuites. Bref, c’est comme des chroniques à la télévision ou à la radio ! Fallait-il en faire du « théâtre » ? A trop vouloir mélanger les genres on finit par faire n’importe quoi ! Tout cela ressemble à une grande manipulation !
(Patricia, Courbevoie)

En synthèse :

Un intéret plus dans la forme (voir une "vedette" en vrai) que dans le fond (qui manque de consistance).