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GARY
/ AJAR
(la pièce n'est plus à l'affiche)
Une
pièce d'André Asséo.
Adaptation et mise en scène Christophe Malavoy.
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Le théâtre :
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THEATRE DU PETIT MONTPARNASSE
31, rue de la gaité
75014 Paris
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Genre
:
Théâtre contemporain

Le
sujet :
"Le texte de cette
pièce est né de souvenirs personnels, ainsi que
de certains extraits d'ouvrages essentiels de cet écrivain
si riche de talents. Vie et mort d'Émile Ajar est son
livre écrit pour être publié après
sa mort. Il y règle quelques comptes, parle de son double
travail sous les signatures de GARY et d'AJAR. Je l'ai imaginé composant
cet ultime ouvrage, s'interrompant pour évoquer quelques
personnages essentiels de sa vie" (Andrésséo)
(Durée indicative 55 mn)
Trop lisse :
La vie de Romain Gary est un roman. C'était une bonne idée de mettre en scène cet écrivain hors normes, tant l'artiste, l'homme et le personnage se confondent.
Christophe Malavoy s'est fondu dans le physique de Gary et même sa voix a pris les intonations du modèle. Nous voyageons dans sa vie à travers des extraits de ses mémoires posthumes.Chaque épisode est émaillé de ses traits d'esprit: l'amour passionnel de sa mère, son passage à Hollywood (on se délecte de piques vachardes sur les stars qu'il a rencontrées), ses amours, sa carrière diplomatique, la naissance de son double Emile Ajar ...
Le texte est net, efficace, drôle; on y retrouve la soif de vie de Gary, puis son amertume et sa profonde douleur d'homme étouffé par son double littéraire.
Alors pourquoi reste-t-on sur sa faim ? J'ai eu du mal à être touchée même dans les moments les plus poignants. Malavoy ressemble à son personnage mais avec distance et retenue, peut-être trop de pudeur. Un peu frustrant. Gary, l'homme sans retenue est devenu un personnage un peu trop lisse.
(Rose, Paris)

Simpliste :
Dans un espace scénique plus que spartiate limité à un fauteuil en cuir craquelé par le temps, Christophe Malavoy, avec juste un cahier, un porte-plume et une pipe,va camper le rôle de R.Gary et de son double E.Ajar pendant 1h30.
A travers des projections au procédé d’hologrammes, notre héros va se remémorer avec cynisme son passé dans un langage simple et très accessible, en respectant sa chronologie. Ainsi, en 3D, on le suit évoluant dans un champ de ruines à Varsovie, le voit posté devant le musée de son ghetto ou faisant un discours à l’ONU.
Seul un halot de lumière plus blafard qu’ensoleillé, éclaire l’acteur lorsqu'il évoque les thèmes qui le révoltent (le racisme, l’écologie, la misogynie…la bêtise humaine!).
Le moment tant attendu du dédoublement du personnage s’effectue peut-être trop simplement par un face à face devant un miroir. Là, R. Gary, cet écorché, ce mal aimé…ce « raté » à l’écriture de plus en plus conventionnelle, nous explique son désir de changer de peau et de devenir un autre…E Ajar.
Par ce monologue servi dans le respect de l’histoire, nous pouvions certainement nous attendre à épouser les humeurs de l’écrivain, mais le ton relativement monocorde de cette confession nous a parfois laissés peu émus, même à l’évocation de sa mère et de ses amours vécues.
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :
La rencontre entre un auteur brillant et un comédien sincère,
mais l'ensemble manque de chaleur et d'émotion.