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FIN DE PARTIE
Une pièce de Samuel Beckett.
Mise en scène de Charles Berling
Avec Charles Berling, Dominique Pinon, Dominique Marcas et Gilles Segal |
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| (La pièce n'est plus à l'affiche)
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Genre
:
Pièce du répertoire

Le
sujet :
Pour Hamm, cloué dans son fauteuil à roulettes, les yeux fatigués derrière des lunettes noires, il ne reste plus qu’à tyranniser Clov. Alors qu’au fond de cet intérieur vide, les parents de Hamm finissent leur vie dans des poubelles, les deux héros répètent devant nous une journée visiblement habituelle.
(Durée indicative : 2h)
Du bel ouvrage :
Il faut accepter de se laisser dériver dans l’univers absurde et parfois hermétique de Samuel Becket pour apprécier cette pièce. En effet, même si on peut y découvrir une certaine poésie du quotidien, elle est rugueuse et brutale. Quatre personnages dans un univers glauque et indéfini, qui nous plongent non sans malaise dans une réalité, dont tout avenir est exclu. Leur relation, sadomasochiste, cruelle et jouissive, jouée et rejouée, est une parenthèse tragi-comique et dérisoire avant la fin (de la partie). Fin de Partie, c’est la mise en scène du malheur des hommes : « il pleure, donc il vit », nous rappelle un personnage.
Même si deux heures c’est un peu long pour découvrir que la vie est absurde et dérisoire, la mise en scène de Charles Berling est très fidèle à l’esprit de la pièce. Dès le lever de rideau, dans ce décor sombre et lugubre, on sent passer comme un souffle d’air glacé. Les longs silences (volontaires) alourdissent l’atmosphère, le jeu lent, répétitif, l’espace scénique restreint, nous tiennent en permanence sur nos gardes. Et si on rit parfois, c’est que rire et larmes sont proches : « rien n’est plus drôle que le malheur », dit-on encore !
Tout est juste, bien dosé et les acteurs très convaincants : Dominique Pinon en tyran pathétique et Berling en souffre-douleurs soumis jouent à l’unisson. Bel ouvrage
(Patrica, Courbevoie)

Abscons :
Elle est très ennuyeuse, cette pièce de Beckett pour qui n'est pas familier de son théâtre.
Il n’y a pas d’histoire, pas d’action. Des vieillards cachés dans des poubelles en émergent de temps en temps pour tenir des propos futiles. Le personnage principal (un aveugle dans un fauteuil roulant) alterne répliques incohérentes, silences pesant, vociférations et coups de sifflets intempestifs. Un serviteur boiteux monte régulièrement sur un escabeau pour voir on ne sait quoi par la fenêtre….Tout cela n'a guère de sens.
Si le message est de démontrer l’absurdité de l’existence n'existe-t-il pas d'autres modes d'expression artistiques plus appropriés que le théâtre ? La notion d'absurde, tant à la mode dans les années 30, n'est elle pas aujourd'hui moins passionante car intégrée dans notre inconscient collectif ? Deux heures pour ce genre de théâtre, n'est ce pas trop long ? La mise en scène n'a t'elle pas vidé la pièce de sa substance ?
En bref, pour qui n’est pas un afficionado de Beckett, un spectacle abscon, austère, ennuyeux..
(Patrick, Paris)

En synthèse :
Intéressant pour les uns, ennuyeux pour les autres, des avis controversés.