Rechercher par titre de pièce, théâtre, comédien, metteur en scène, auteur :

JE T'AI EPOUSE PAR ALLEGRESSE

Je t'ai épousé par allegresse est une comédie de Natalia Ginzburg mise en scène par Marie-Louise Bischofberger avec Valeria Bruni-Tedeschi, Pascal Bongard, Edith Scob, Marie Vialle, Armelle Bérangier (durée indicative : 1H40)

THEATRE DE LA MADELEINE (750 places) 19 RUE DE SURENE, 75008 PARIS (M° Madeleine)

La pièce n'est plus à l'affiche

Le sujet :
Giuliana et Pietro se sont mariés sur un coup de tête, à l’insu de leurs mères. Elle, démunie, est animée d’une certaine fantaisie ; lui, issu de la bourgeoisie, est avocat et fier de son union anticonformiste.
Tout juste arrivés dans leur nouvel appartement, la réalité de la vie commune s’impose à eux : ils sont confrontés l’un à l’autre et s’interrogent sur les raisons de cette union, alors que la mère de Pietro vient leur rendre visite pour un premier déjeuner.

LES AVIS :

Drôle :
Un petit vent d'Italie souffle sur la scène du théâtre de la Madeleine où Valéria Bruni-Tedeschi et Stéphane Freiss incarnent Giuliana et Pietro, un jeune couple romain tout juste marié qui emménage dans leur nouvel appartement, dans leur nouvelle vie.
Cette comédie à la fois drôle et sensible, à l'image du caractère du personnage de Giuliana, est une vraie tranche de vie où les personnages plein de fantaisie ne sont pas sans rappeler la fraîcheur de ces années-là, comme la dépeignait autrefois beaucoup de films de la nouvelle vague. La pièce dure 1h35 et peut étrangement sembler courte.
Servis à merveille par la plume talentueuse de la romancière italienne Natalia Ginzburg, les dialogues sont fins et subtilement saupoudrés d'humour et de fantaisie. Enfin, la distribution donne une raison de plus pour aller voir ce spectacle grâce à l'alchimie particulière qui émane des prestations croisés de Valéria Bruni-Tedeschi et de Stéphane Freiss.
(
Rémy, Paris)

Inachevé :
Il est ici question d'un mariage fraîchement consommé, et des soudaines interrogations de la jeune mariée sur elle-même et ce mari qu'elle connaît à peine. Personnage sauvage, sincère, Giuliana est une jeune femme désoeuvrée qui a épousé un riche et jeune avocat un mois après leur rencontre lors d'une soirée arrosée. On doit saluer l'élégante simplicité de Valérie Bruni-Tedeschi, lumineuse en Giulliana et le jeu de Stéphane Freiss en avocat sûr de ses choix, enthousiaste. Autour du jeune couple viennent se greffer d'autres personnages qui font l'histoire du couple, on invoque les anciens amants, les rencontres importantes pour tenter de savoir qui l'on est. Le rôle de la servante est ici parfaitement sublimé par la frétillante Marie Vialle , la mère et la soeur de l'avocat font quant à elles de très bonnes caricatures.
La pièce a su exploiter l'intérêt de ces formules "tranches de vie" sans réelles intrigues, elle laisse toute leur complexité aux personnages en les dévoilant humblement avec une apparente simplicité et une grande justesse. C'est précisément ce en quoi consiste la pièce, une dissection non achevée de l'âme de chacun. Ils procèdent à cet exercice de description d'eux-même et des autres que l'on pratique tous de temps à autres. Ces descriptions mettent en avant leurs singularités, on rit du décalage entre l'opinion de certains d'eux-même et leur comportement effectif. L'atmosphère reste apaisante malgré des interventions passionnées grâce à la grande intimité que l'on ressent avec la scène.
D'aucun pourrait ne pas apprécier l'aspect inachevé de la pièce, j'ai pour ma part particulièrement goûter cette aparté intimiste dans la vie d'un couple.
(Léopoldine, Paris)

En synthèse :

Malheureusement sans véritable intrique, la peinture trop superficielle d'un couple d'aujourdhui.