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ELLE T'ATTEND
Avec Laetitia Casta, Bruno Todeschini, Nicolas Vaude,Thierry Bosc - Michèle Moretti - Magali Woch
Une pièce de Florian Zeller
Mise en scène de Florian Zeller
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| (La pièce n'est plus à l'affiche)
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Genre
:
Contemporain
(Durée indicative : 1h30)

Le
sujet :
"Elle t'attend", ou, sous la chaleur écrasante du soleil de Corse, une femme qui attend l’homme qu’elle aime et qui tarde à venir. Il est parti marcher dans les montagnes. Les heures passent, et son absence prend un sens de plus en plus inquiétant. Où est-il ? Et pourquoi a-t-il disparu ?
Profond :
En vacance en famille, une jeune femme attend son compagnon parti faire une promenade dans les montagnes. 1h40 de pièce ayant pour sujet l’attente….cela peut faire peur...on n’est pas de toute évidence dans un vaudeville échevelé... Mais même si d'apparence il ne se passe pas grand chose, une écoute attentive permet de ressentir un foisonnement de sensations :
L’atmosphère qui s’en dégage n’est pas sans faire penser au désoeuvrement d’une jeunesse dorée qu’a si bien su dépeindre Françoise Sagan.
La problématique dont il est question est des plus contemporaine, comment faire confiance à un homme qui vient de quitter sa femme ?
La progression dramatique nous fait passer habilement de l’insouciance à l’inquiétude puis de l’inquiétude à l’angoisse.
Il y a quelque chose de Tchekov dans cette attente d'un bonheur qui ne vient pas.
Et malgré une direction d’acteurs décevante, pour qui se laisse porter, l’émotion est là.
Il faut dire que le texte est ciselé au couteau, les scènes s’enchaînent sans temps morts, les flash back et les dialogues fantasmés de l’héroïne parfaitement rendus.
Pour qui aime un théâtre fait de petites touches et de non dit, tout en émotion et en intériorité, un théâtre tout en profondeur où l’on plonge dans les angoisses et les peurs plus ou moins consciente de l’homme, le plaisir sera au rendez vous.
(Patrick, Paris)

Superficiel :
C’est vrai qu’on l’attendait la belle Casta dans cette nouvelle pièce de Zeller, auteur que le tout Paris encense ! Quand elle apparaît, fragile et frêle, on comprend pourquoi on la veut aussi comme une icône de la scène : elle est rayonnante ! La mer corse miroite à l’arrière plan : le décor est splendide !
L’écriture de la pièce est incisive et sensible, la construction en tableaux alternés intelligente et efficace. La faculté de Florian Zeller à analyser si justement les maladies d’amour est étonnante. Pas de héros chez lui, mais des êtres si fragiles et si vulnérables qu’ils nous ressemblent forcément un peu !
Pourtant, les personnages restent en surface, on effleure les problèmes sans jamais les percer vraiment. J’aurais aimé que les personnages (ou les acteurs ?) se laissent transporter par les émotions dans lesquelles ils disent se noyer, par cette folie qui fait déraper !
Bref, il me reste au final, malgré quelques belles scènes, le sentiment que tout cela est resté assez superficiel !
(Patricia, Courbevoie)

En synthèse :
Le texte est magnifique, mais l'interprétation très inégale ce qui explique des avis controversés.