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DOUZE HOMMES EN COLERE
Douze hommes en colère avec Pierre Santini, Alain Doutey, Laurent Gamelon, Jacques Echantillon, André Thorent, François Gamard,...(durée indicative : 1h45).
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Le
sujet :
Un jury doit statuer sur le cas d'un jeune homme de 18 ans, issu d’un quartier difficile, accusé du meurtre de son père. Les preuves sont accablantes, les hommes sont pressés d'en finir, mais il faut l'unanimité des votes pour condamner l'accusé. Or sur les douze jurés, un d’entre eux a un doute sur sa culpabilité. Commence alors un vif débat au cours duquel chacun devra défendre ses convictions.
Réussi :
La première partie est remarquable, on décripte parfaitement les intentions des comédiens et de Stephan Meldegg, le metteur en scène.
La violence des personnages, qui s'interpellent, hurlent, manquent de se battre, n'est que l'extériorisation de la difficile situation à laquelle ils font face.
La scénographie est juste, mettant très bien en évidence l'esprit de la pièce. Elle intrigue, et nous donne envie de plonger dans l'univers des comédiens.
Rupture de style en deuxième partie : le metteur en scène semble avoir abandonné cette recherche pourtant intéressante, passant de la pièce à thèse à une rassurante pièce de boulevard.
Le coté humour est accentué, on gagne en légereté, mais en contrepartie on y pert un peu en tension.
Pour autant, c'est un spectacle très réussi où l'on ne s'ennuie jamais, malgré les deux heures de spectacle, car les comédiens savent nous faire rire et l'ensemble est fort bien mené et la pièce reste toujours très moderne.
Manon (Nogent-le-Roi)

Brillant et original :
Dans un décor fort réaliste et assez convainquant, les opinions, les idées, les hypothèses et les préjugés fusent.
C'est avec conviction, et une grande dose d'humour caustique que ces comédiens nous tiennent en haleine en tentant, pendant de longues logorrhées, manquant néanmoins de souffle par instants, de résoudre une affaire aux faits et hypothèses parfois tirés par les cheveux.
C'est avec brio et originalité que sont abordés de nombreux sujets sérieux, tels que la peine de mort, l'authenticité des témoignages, les conditions de vie difficiles des quartiers défavorisés, et les effets néfastes qu'elles peuvent avoir sur le comportement des jeunes.
Douze hommes en colère, c'est aussi une pièce sur le pouvoir de la parole, de l'argumentation et de la sensibilité personnelle des jurés qui s'immisce, mine de rien, dans leur jugement de valeur, et qui influence, de façon plus ou moins subconsciente, leur avis, et le nôtre par la même occasion, sur la culpabilité, puis l'innocence de l'accusé. Comme quoi la vie ne tient qu'à un fil, enfin qu'à un juré!
Lancelot (Paris)
En synthèse :
Un Michel Leeb très juste et une mise en scène efficace.