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CLERAMBARD
Clerambard, avec Jean Marie Bigard, Nicolas Biaud, Mauduit, Véronique Boulanger, Hélène Surgere...
Une comédie de Marcel Aymé
Une mise en scène de Nicolas Briancon
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Genre
:
Humour
(Durée indicative : 2h10)

Le
sujet :
Clérambard hobereau ruiné, brute esclavagiste de sa famille, dégustateur de chats, tueur de chiens, bouffeur de curés, est converti après une apparition de Saint François d’Assise.
Pari osé, pari gagné !
Si Bigard en amuseur public n'a plus de preuve à faire, Bigard en acteur est sacrément attendu au tournant. Mais, c'est sans compter sur sa présence et son charisme indéniable. Et quand il se glisse dans la peau de Clerambard, il est plus vrai que nature.
A la fois cynique et attachant, robuste et fragile, il semble être à la ville comme sur la scène cet être généreux qui peut faire rire, provoquer ou émouvoir pour faire quelquefois mieux réfléchir.
Il joue donc un Clérambard impeccable, sans surjouer, ni pantaloner, accompagné par une superbe distribution d'acteurs tous plus justes, les uns que les autres.
Les décors sont vraiment réussis, passant subtilement d'un intérieur de chateau délabré à un bouge et à une roulotte au coeur d'une fôret.
Reste toutefois que la pièce de Marcel Aymé, écrite en 1946, même si elle ne manque, ni d'humour , ni de vivacité, ni de fond, se conclue sur une fin en queue de poissons qui détonne avec un ensemble pourtant vraiment réussi.
(Nathalie, Gennevilliers)

De très bonnes choses, malgré quelques longueurs :
Le style littéraire et explicatif de Marcel Aymé est assez daté et éloigné des standards d'aujourd'hui ce qui explique que son oeuvre soit désormais peu jouée.
Si Clérambard fut un gros succès en 1948, ce questionnement de plus de deux heures sur l'homme, la société, la foie, même s'il est écrit sous la forme d'une farce, peu sembler bien austère. On aurait d'ailleurs aimé une adaptation plus resserrée pour en éviter les longueurs.
Pourtant le metteur en scène a réussi brillamment à nous donner à voir une pièce intéressante.
Certes, ceux qui viennent voir "Bigard au stade de France" risquent d'être déçus, il nous compose en effet un vrai personnage de théâtre, convainquant, bien éloigné du Bigard que l'on connaît.
Les autres découvrirons une distribution remarquable, des personnages haut en couleur, une mise en scène très inventive.
Et c'est finalement avec intérêt que, malgré des longueurs, on suit les pérégrinations de ce noble psychorigide ruiné, de sa femme névrosée, de son fils dégénéré...
Dans ce beau théâtre qu'est l'Hébertot, l'occasion de découvrir une pièce des années 50 devenue un classique du répertoire.
(Patrick, Asnières)

En synthèse :
Une pièce un peu "datée", mais interprètes, décors, et mise en scène, sont à la hauteur.