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LA CHAPELLE EN BRIE
Texte et mise en scène : Alain Gautré, avec Patrick Bonnel, Jean-Pierre Darroussin, Pascal Elso, Florence Payros.
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La pièce n'est plus à l'affiche
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Le sujet :
Il pleut depuis quarante jours et quarante nuits sur la Brie. Des pluies diluviennes qui ont choisi de s’abattre sur cette région et pas ailleurs. Le hasard des inondations veut que quatre frères se retrouvent sans le faire exprès dans la ferme familiale la nuit de la Toussaint. Ils ne se sont plus parlé depuis des lustres, plus ou moins fâchés pour des histoires d’héritage. André, le seul à habiter encore dans la ferme, accueille les trois autres bien malgré lui.
Humour et cynisme :
Le misanthrope, le jouisseur, le tyrannique, le marginal : quatre frères, que tout oppose, se retrouvent lors d’une visite intempestive dans la vieille ferme familiale désormais habitée par l’aîné.
Une situation au demeurant banale mais qui tourne au règlement de compte.
Certes il pleut depuis 40 jours, mais l’imminence du danger n’est pas due à la montée des eaux, le spectre de la haine rôde sur ce décor poussiéreux, rempli de vieux souvenirs et de grands crus remontés de la cave, et qu’il faut s’empresser de boire avant l’inondation…
C’est « drôlement » amer, l’auteur emploie l’humour et le cynisme pour nous dévoiler secrets de famille, discordes et autres rancoeurs.
Mention spéciale pour Jean-Pierre Darroussin et Pascal Elso , un excellent duo d’acteurs, le meilleur moment de la pièce. En revanche un petit bémol pour le rôle de Patrick Bonnel, qui force le trait dans une gestuelle assez caricaturale.
Lors de ces affrontements, chacun prêche pour Sa Chapelle, ce qui va mener tout droit à une catastrophe… pas naturelle…
Dominique (Paris)

Un bon moment de théâtre :
Une pièce qui traite des conflits familiaux avec un humour caustique. C’est le déluge à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de la vieille ferme où cette fratrie se retrouve de façon inopportune pour mieux se déchirer.
La situation est grave, mais on rit souvent, un bon moment de théâtre grâce au jeu des acteurs, au rythme soutenu, surtout dans la première partie.
Emmanuelle (Rochefort-en-Yvelines)
En synthèse :
Un huis clos amer, entre tragédie et comédie.