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BEYROUTH HOTEL
Une pièce de Rémi De Vos mise en scène de Niels Arestrup
Avec Niels Arestrup et Isabelle Le Nouvel
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| La pièce n'est plus à l'affiche
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Genre
:
Contemporain

Le
sujet :
Beyrouth hôtel c'est l'histoire d'un auteur de théâtre français qui se rend au Liban parce qu’un metteur en scène envisage de monter une de ses pièces. A l’aéroport, le metteur en scène censé l’accueillir est introuvable. Il décide de l’attendre dans un hôtel de Beyrouth. L’écrivain passe là quelques jours sans sortir, passant du hall d’accueil à sa chambre. Ce n’est pas la grande forme.
(Durée indicative : 1h20)
Lent :
En entrant dans le studio des Champs-Elysées pour aller voir Beyrouth hotel, on pénètre dans une sorte de salle d'attente. Une lenteur s'installe tout à coup, un rythme qu'impose comme un métronome le personnage de Niels Arestrup (un auteur de théâtre français venu au lyban pour une rencontre avec un metteur en scène). Un personnage détruit qui arrive dans un décor détruit (Beyrouth).
Le rendez-vous ne venant pas, il se lie et se livre alors peu à peu à la réceptionniste, qui semble être son dernier lien social. Un jeu de lumière habile contribue à souligner cette lenteur et malgré les jours qui passent le temps semble rester suspendu. A l'extérieur des bombes explosent, eux, restent impassibles.
La pièce de Rémi De Vos est courte (environ 1 heure) et contient des dialogues justes, on comprend pourquoi Niels Arestrup a voulu la défendre, mais cependant elle n'arrive jamais à briller complètement. Des petites remarques cyniques du personnages de Niels relèvent l'ensemble par un peu d'humour noir. Mais la surabondance d'ellipses (quelques phrases d'une scène puis la lumière s'estompe et puis à nouveau quelques phrases d'une autre scène) casse le rythme déjà lent et perd l'attention du spectateur dans les dédales introspectifs du personnage. Le sujet est intéressant, mais la pièce est en bémol. Néanmoins le charisme de Niels sur scène vaut à le déplacement.
(Rémy, Paris)

Des dialogues savoureux, mais... :
D'emblée le personnage principal soupire. Il faut dire que cet auteur de théâtre joué par Niels Arestrup, est bougon, égoïste, et rassemble comme il plaisante lui même toutes les tares du touriste français à l'étranger. L'auteur, venu présenter une pièce à un metteur en scène libanais, attend celui-ci dans un hôtel de passe de Beyrouth, desesperement mais avec une sorte d'ironique résignation. Il dialogue avec la réceptionniste de l'hôtel, une jeune libanaise insouciante (jouée par Isabelle Le Nouvel) qui se targue de vouloir faire la fête sans arrêt et encourage avec légèreté le râleur à s'amuser un peu. Elle lit toujours le même magazine tandis que lui cite Baudrillard et Flaubert.
Le contraste entre les deux personnages offre des dialogues savoureux qui s'égrainent au fil des jours d'attentes. Malheureusement la morosité du personnage m'a semblé un peu trop communicative et le personnage de la jeune femme manque un peu de relief à mon goût. Le très joli jeu de lumière qui ponctue les jours casse un peu un rythme déjà difficile à mettre en place dans une pièce de l'attente et je dois avouer m'être un peu ennuyée. Cependant la présence et la justesse de Niels Arestrup sont une bienheureuse compensation.
(Léopoldine, Paris)

En synthèse :
Une pièce sur la solitude, l'espoir, et la désespérance, au rythme lent et pas facile d'accès.