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BERENICE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
De Jean Racine
Mise en scène Lambert Wilson
Avec Carol Bouquet, George
Wilson, Lambert Wilson, Fabrice Michel...
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Le théâtre :
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THEATRE
DES BOUFFES DU NORD
37 bis, bd de la Chapelle
75010 PARIS
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Genre
:
Classique

Le
sujet :
Bérénice, reine de Palestine, est sommée
de retourner chez elle par Titus, l'homme qu'elle aime.
Titus, empereur de Rome, s'oblige à sacrifier son
amour aux exigences de la raison d'Etat.
Antiochus,
ami de Titus, roi de Comagène, éperdument amoureux
de Bérenice, et condamné par elle à un silence éternel
sous peine de s'en faire haïr.
(Durée indicative : 2h)
A ne pas rater :
La pièce, le lieu, les acteurs... Une affiche pareille, c'est tellement tentant qu'on redouterait le piège. Rassurez-vous tout de suite : c'est bel et bien l'événement de la rentrée.
La mise en scène est très sobre, et s'accorde parfaitement au lieu. Si vous ne connaissez pas les Bouffes du Nord, courez-y, y voir Bérénice est parfaitement approprié : la décadence du lieu sied à merveille à ces passions mises à nu et leur donne un formidable écho.
Les personnages sont particulièrement attachants grâce à des interprétations sublimes : Carole Bouquet est bien entendu très belle, les Wilson (père et fils) et surtout Fabrice Michel (Antiochus) sont à couper le souffle. Leur douleur emplit le théâtre, leurs dilemmes nous déchirent.
Car Bérénice, c'est avant tout un texte, et pas n'importe lequel : peut-être la pièce plus humaine de Racine. L'amour et l'honneur enchaînent et entraînent hommes et femmes. Ici, pas tellement de dieux ni de fatalité ; ce sont les choix de chacun, les faiblesses et les passions de tous qui mènent la danse au rythme d'alexandrins retentissants et magnifiques. A ne pas rater.
(Marie-Hélène, Paris)

Pour tous :
Sans même vous demander si vous êtes amateurs de grands classiques en général et de Racine en particulier, courez voir cette version de Bérénice. Ne craignez pas davoir les yeux qui se ferment sous le bercement des alexandrins !
On ne fait pas décor plus sobre ni costumes plus neutres que dans cette mise en scène de Lambert Wilson. Mais cest à ce prix que le texte lui-même vous envahit, de plein fouet, à létat brut, sans interférence : vous vous sentez du début à la fin au cur même du drame.
Vous en oublieriez presque dadmirer la belle Carole Bouquet, tant le jeu des acteurs et la classe du texte vous tiennent. Les Wilson père et fils sont excellents. Une mention particulière pour Antiochus, joué par lacteur Fabrice Michel. Moins connu que ses partenaires, il nen est pas moins remarquable.
(Isabelle, Paris.)

En synthèse :
Un grand classique, une grande mise en scène, mais on peut ne pas être d'accord
avec le choix de faire de Bérénice un personnage réservée.