
LE BEL INDIFFERENT
Le bel indifférent est une pièce de Jean Cocteau et Jehan-Rictus, mise en scène par Daniel Mesguich assisté de Sarah Gabrielle, avec Catherine Berriane et Florent Ferrier (durée 1h15).
|
|
|
La pièce n'est plus à l'affiche
|
|
Le pitch :
Une femme attend. Elle attend l’homme. Il arrive enfin et...rien : un dialogue qui n’aura été qu’un monologue. Une scène de ménage qui aura atteint les sommets de la tragédie. Cocteau a écrit là sa plus belle pièce.
Monocorde :
Le spectacle s’ouvre par un chant de la comédienne, touchant par sa voix vibrante. On imagine la chanteuse se donner à un public qui l’ignore. Les cliquetis de couverts, un léger brouhaha et les applaudissements enregistrés, couvrent cette première scène, forte.
La solitude de cette femme, ni regardée ni écoutée, se poursuit chez elle où sa demande de dialogue tombe en rade face à son mari démissionnaire. Muet, absent, sans égards pour sa femme, il feint de lire un journal.
Sans transition, on passe de Cocteau à Rictus. Dans cette autre histoire, la comédienne, assise à même le sol, mendie de l’attention, des bons soins et de l’amour.
Un même univers ? Certes, les thèmes des pièces sont liés. Si le texte est prenant, le monologue de la comédienne m’a semblé monocorde malgré sa réelle présence sur les planches. Pas facile la solitude, même sur scène…
Florence (Levallois)
Agréable, mais peu d'émotion :
C’est une pièce sur la solitude, l’incommunicabilité mais aussi l’amour désespéré d’une femme pour son mari, muet du début à la fin. On peut y voir Piaf par les chansons mais aussi par la vie menée de cette chanteuse perdue. Je trouve le monologue un peu monotone. Il m’a manqué de la vibration, de l’émotion. J’aurai bien vu des longs silences, pesants. Puis des grands coups de gueules, de la colère juste après. J’aurai imaginé des ruptures plus marquées entre espoir et désespoir.
La Charlotte traite également de la solitude, mais là il s’agit plutôt d’une solitude sociale.
J’ai trouvé cette deuxième pièce plus touchante mais peut-être trop courte pour qu’on y rentre vraiment.
En résumé, un thème universel et intemporel, jouant facilement sur l’émotion, mais qui malheureusement, à part quelques sourires dus au décalage entre le ressenti de ces 2 personnages, n’a pas réussi à m’émouvoir plus que ça.
Gilles (Levallois)
En synthèse :
Un théâtre intimiste peu facile à apprécier