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Baby Doll

BABY DOLL
Dernière le 27 juin

Baby Doll est une pièce de Tennessee Williams mise en scène par Benoît Lavigne, avec Mélanie Thierry, Xavier Gallais, Monique Chaumette, Chick Ortega, Théo Légitimus..(Durée indicative 1h40) .

THEATRE DE L'ATELIER (563 places) 1 PLACE CHARLES DULLIN, 75018 PARIS (M° Anvers)

La pièce n'est plus à l'affiche

Le sujet :
Archie Lee, exploitant de coton en faillite est marié à Baby Doll, une femme enfant. Mais suite à la promesse qu’il à faite au père de Baby Doll, il ne pourra pas consommé son mariage avant que Baby Doll ait 20 ans..

LES AVIS :

Un grand moment :
Que peut-on faire au théâtre d’un texte qui a été écrit pour le cinéma ? Un bijou!
D’abord, il y a le texte de Tennessee Williams, qui sait si bien moduler l’intensité dramatique et créer les atmosphères moites et glauques du sud des Etats-Unis après la dépression, avec ses personnages à la dérive.
La mise en scène de Lavigne ensuite, qui a su capter cette ambiance parfaitement, sobre, inventive, efficace ; le décor magnifique qui nous plonge dans cet univers poisseux et crasseux ; et surtout les acteurs, tous remarquables, qui nous entraînent dans la folle spirale des sentiments humains.
Mélanie Thierry, tout en émotion concentrée, campe avec une touchante justesse cette Baby Doll, cette femme-enfant, objet de convoitise et de tourments, tour à tour innocence sacrifiée et instrument consentant de vengeance. Il en faut du talent pour passer comme elle le fait, du rire enfantin, aux larmes, à la peur, au sarcasme! On n’imagine pas autrement interprétées les fêlures, la fragilité et l’innocence.
Un grand moment qui vous accompagne longtemps encore après la représentation.
(Patricia, Courbevoie)

Fort :
Le rideau s’ouvre sur la coupe transversale d’une maison américaine, en bois, à l’époque des années de l’exploitation du coton. Elle se situe en pleine campagne (petits bruits environnants bien rendus). Une atmosphère chaude mais tendue se dégage. La chaleur est incarnée avec volupté par notre héroïne, et la tension, par une « vieille brique de graisse », son mari. Ce contraste répugnant est prégnant.
L’arrivée d’un jeune rital jouant de la cravache ne va que renforcer cette ambiance malsaine, confuse, chaotique, brutale, où la manipulation peut rendre fou : on joue à cache-cache dans les escaliers de cette maison hantée ! Toute la puissance du jeu de Baby Doll réside entre cette alternance de rigidité (elle aime tenir tête à ses deux mâles) et de fragilité (le timbre de sa voix vibre frileusement !). Juste couverte d’une fine étoffe, cette femme enfant est perméable aux épreuves de la vie. Et son insolente légèreté ira jusqu’à narguer un public conquis…sur une balançoire ! Des cris, des larmes, des rires remplis de naïveté s’enchainent dans un naturel stupéfiant. Les silences bien nourris accentuent ce climat de contrastes incessants.
Un conseil, ne pas manquer ce spectacle fort et émotionnel !
(Claude, Courbevoie)

En synthèse :

Une belle proposition, justement mise en valeur par sept nominations aux Molières 2009.

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