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GOOD
CANARY
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Une
pièce de Zach Helm
Une
mise en scène de John Malkovich
Avec
Cristiana Reali et
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THEATRE
COMEDIA
4 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris
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Genre
:
Comédie

Le
sujet :
Good Canary au théâtre Comédia, c'est Annie (Cristiana
Reali) qui ne peut supporter le regard des autres. Pourquoi Jacques (Vincent
Elbaz), son compagnon, fou d’amour pour elle, vit-il si mal le succès
de son nouveau roman qu’il vient d’écrire et dont l’histoire
sulfureuse et provocatrice semble inspirée d’un vécu douloureux
?
(Durée indicative : 2h30 avec entracte)
Passionnant
:
Au vu du pitch de la pièce, j’imaginais une histoire
d’amour un peu nunuche, pas très drôle et plutôt
longue. Je suis donc allé voir cette pièce un peu à reculons
et ce d'autant que les extraits vus à la TV ne m'avaient
pas convaincu (Cristiana Reali semblait jouer faux et la pièce
me semblait plutôt "spéciale"). J'en suis
ressorti bluffé
et sous le charme. C’est
en fait un magnifique moment de théâtre qui nous
est proposé.
C’est un drame dont il s’agit, et la souffrance vécue
par cette jeune femme est bouleversante.
La mise en scène et notamment le mur de lumière projeté en
fond de scène est à la fois créatif et spectaculaire.
L’accompagnement sonore est en harmonie.
Le texte est nerveux, vif, rythmé, très contemporain.
Quant à Cristina Réali, elle joue divinement bien,
son couple avec Vincent Elbaz fonctionne excellement et sa fragilité ne
peut que nous émouvoir.
Et dans ce grand et beau théâtre Comédia, on
découvre sans pathos ni mièvrerie, l'immense
sensibilité,
fragilité, et souffrance d'une femme Un grand
moment, passionnant, émouvant .
(Patrick, Paris)

Prenant
:
New York, dans les années 80. Le livre de Jacques
connaît un succès phénoménal pendant que
sa femme, Annie, se drogue et sombre dans la dépendance…
On ne comprend pas tout de suite ce qui unit ces deux personnages.
Lui est calme, sans grande personnalité tandis qu'elle est complètement
torturée, paranoïaque et incapable d’être heureuse.
Et on assiste à la lente descente aux enfers, à grand
renfort d’amphétamines, de cette femme brisée par
la vie, et de son mari qui est incapable de l'aider.
Côté mise en scène, John Malkovich a mis le paquet
sur les moyens (pas vraiment étonnant ceci dit). On a donc droit à la
totale : décor monté sur rails, murs amovibles, effets
de lumière éblouissants, musique angoissante… et
le résultat est là, réussi, quoique qu’un
peu exagéré par moments.
Côté acteurs, il faut le dire, Cristina Reali est très
impressionnante, touchante et écœurante à la fois.
Pour sa part, Vincent Elbaz est un peu trop classique, voir décevant...
En bref, un mélange d'humour noir, de cynisme et de violence
qui prend au ventre, et sans doute était-ce l'effet désiré.
Je ne saurais que conseiller cette pièce sauf, peut-être,
aux âmes sensibles...
(Anne, Paris)
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