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NEIGE (La pièce n'est plus à l'affiche)
Neige, une pièce de Maxence Fermine
Adaptée et mise en scène par Stéphanie Loïk

 

THEATRE ARTISTIC ATHEVAINS
45 bis rue Richard Lenoir
75011 PARIS

Genre :
Contemporain
(Durée indicative : 1h10)

Le sujet :
Les rêves ? Le monde ? La connaissance ? La résistance, et l'indicible, et l'art ? Ceux qu'on aime et qui ne sont plus là ? Le temps ? Celui qui passe. Celui qui ne passe pas. La vie ? L'irréel ? La violence ? La passion ? Et la mort ? Et le réel ?
Et nos fragilités…

Les avis :

Initiation à la culture japonaise :
Neige nous emmène à l'autre bout du monde, dans le Japon magique, mystérieux, méconnu et fascinant de la fin du XIXème siècle. La pièce consiste en la narration de la vie d'un jeune homme et son parcours initiatique qui le fera devenir poète.
Le texte est écrit un peu à la manière des haïkus, ces courts poèmes japonais très imagés de quelques mots. Harmonie avec la nature, éveil des sens permanent, le spectateur est plongé dans une ambiance qui peut évoquer la mentalité japonaise traditionnelle telle qu'on l'imagine en France.
Mais, en réalité, le texte n'est pas vraiment poétique. La mise en scène minimaliste, voire inexistante, ne va pas dans le sens de la féérie des paysages et des légendes japonaises. Saluons toutefois la grande conviction qui empreint le jeu de l'unique actrice, Stéphanie Loïk.
Les passionnés de culture japonaise pourront être intéressés par cette pièce, qui laisse un peu sur sa faim: elle évoque des thèmes merveilleux sans toutefois parvenir à nous transporter.
(Boris Rowenczyn, Asnières-sur-Seine)

Déroutant :
Fin du XIXe siècle, sur l'île de Hokkaido. Yuko veut devenir poète. Lui qui célèbre la neige doit apprendre à colorer son art. Et pour cela, trouver le Maître qui lui enseignera la perfection.
De toute évidence, Maxence Fermine a pris du temps et du plaisir à écrire ce texte, choisissant chaque mot avec soin. Il nous propose un récit, presque un conte, en forme de voyage initiatique. Hélas, pour faire d'un conte une pièce de théâtre, il y a un vrai travail d'adaptation et de mise en scène à faire. Et là, le bât blesse..
Pendant presque une heure et demi, on assiste à la récitation du texte par une actrice qui, bien que convaincue, ne varie pas vraiment de ton ni de rythme. Son habit de soie imprimée et ses gestes répétitifs d'inspiration tai shi sentent vaguement le Japon, et c'est là le seul effort de mise en scène. Il y a bien un pianiste, posé dans un coin, qui ponctue le texte de quelques notes mystiques, mais l'effet s'essouffle rapidement. L'absence totale de mise en scène - ou le choix extrême du dénuement ? - transforme la pièce de théâtre en lecture améliorée, à recommander aux amateurs du genre.
(Marie-Hélène, Paris)

En synthèse :

Une pièce peu facile d' accès pour qui n'est pas un familier de la poésie japonaise

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