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LE MISANTHROPE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Mise en scène Lukas Hemleb
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COMEDIE-FRANCAISE
2 rue de Richelieu
75001 PARIS
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Genre
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Classique

Le
sujet :
Comme des amants contraires, Alceste et Célimène s’attirent et se repoussent. Les forces qui les habitent bousculent l’ordre tiède de leur entourage ; ils se reconnaissent mutuellement dans leur liberté de ton, de parole. Nul ne sort indemne de leur conversation, les flèches de l’une valant bien les vérités de l’autre.
(Durée indicative : 3h avec entracte)
Une belle réalisation :
Pour donner à cette chronique quelque "vernis" culturel, à l'image de celui (moins culturel mais plus brillant) qui couvre des belles chaussures que portent les courtisans dans cette pièce, le mot Misanthrope vient du grec misein "haïr" et antropos "homme".
Molière (par la bouche d'Alceste) dénonce le côté superficiel et léger et hypocrite du mondain qui dénigre son semblable pour ensuite lui faire des courbettes et l'encenser de compliments quand il le croise. Et Alceste qui se refuse à accepter de telles « impostures » préfère les fuir que de se compromettre.
C'est donc bien du dégoût des dont il est question et que Molière dépeint si justement.
Se dédire ou s’enfuir, surtout quand la femme que l’on aime se compromet aussi… Sujet brûlant, toujours autant d’actualité et qui ne laisse pas le spectateur indifférent.
La mise en scène propose un parti pris subtil et fort à la fois, seul Alceste n’est pas grimé. Superbes costumes, décor sobre, l’opposition est partout dans cette pièce et je vous la recommande fortement.
(Florence, Paris)

Un sujet d'actualité :
La gestion du compromis : séminaire d’entreprise ?
Non ! sujet d’une pièce écrite en 1666 et qui n’a pas pris une ride.
Comment rester cohérent vis-à-vis de soi-même et de ses convictions ? La problématique consiste t-elle à accepter de transiger face à la pression pour vivre en société ou de rester « droit dans ses bottes » mais isolé ? Portée par une troupe aussi remuante que ce sujet, au jeu aussi puissant que l’enjeu dont il est question, j’ai vivement apprécié cette pièce qui interpelle tout en distrayant.
(Roger-Jean, Paris)

En synthèse :
Un classique bien mis en valeur par la troupe de la comédie-française.