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LE BANC
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Pièce de Gérald Sybleyras
Mise en scène de Christophe Lidon
Avec Chevallier et Laspalès
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THEATRE MONTPARNASSE
31 RUE DE LA GAITE
75014 PARIS
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Genre
:
Comédie
(Durée indicative : 1h30)

Le
sujet :
Vladimir Zkorscny et Paul Letellier forment un duo de piano à quatre mains. Depuis presque 20 ans, ils sont assis tout près l’un de l’autre sur un petit banc d’à peine 1 mètre 10. Ils reçoivent un prix pour leur dernier disque et une tournée au Japon est organisée. Une fondation leur prête un beau chalet de montagne sur la frontière austro-italienne, pour répéter. Mais au lieu de travailler, les deux pianistes se parlent. Bientôt, ils se disent tout, et très vite ne s’épargnent plus rien.
Surprenant :
Ce huis-clos écrit par Gérald Sibleyras, l'auteur de "Un petit jeu sans conséquence", foisonne de dialogues bien pensés et de réparties drôles à travers lesquels les deux comédiens se confrontent.
Sur un registre moins caricatural qu'à leur habitude, ils nous font rire par des situations incongrues et des petites querelles qui révèlent de gros différents.
Une tension s'installe, mais le ton demeure comique et tient le spectateur en haleine du début à la fin.
Rythmée au son du violoncelle de Rostropovitch, qui semble venir de nulle part, et découpée par des tableaux peignant le quotidien des personnages cette pièce est réellement une réussite.
On appréciera voir les deux compères camper des personnages moins burlesques mais tout aussi désopilants et pittoresques. Néanmoins, un petit regret quand à la mise en scène qui est efficace mais pas très originale mis à part un jeu de miroir avec le décor à la fin de la pièce comme pour nous montrer le contre-champs..
(Rémy, Paris)

Une pièce qui fonctionne bien, un texte excellent :
Une pièce qui fonctionne, et cela surtout et avant tout grâce à un texte excellent. Celui-ci est subtil, contemporain, un peu intello mais jamais élitiste. Chevallier-Laspales ont sans doute eux-même besoin d'encore un peu de temps pour se faire à cette adaptation. Le ton adopté reste sensiblement le même pendant une bonne partie de la pièce et l'ensemble manque encore un peu de dynamisme. Mais nul doute qu'il ne s'agisse que d'un balbutiement de début de représentations. Une agréable surprise, reste, pour le duo à s'approprier tout à fait leur nouveau registre; et pour le spectateur à savoir oublier ce qu'il connaissait d'eux pour se laisser porter par un texte et des dialogues formidables.
(Léopoldine, Paris)

En synthèse :
L'histoire tourne un peu en rond, mais le texte est très bon et Chevalier et Laspales, (dans un registre moins caricatural qu'à leur habitude) excellents.