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HUGHIE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
D'après la nouvelle d'Eugene O’Neill
Texte français de Jacqueline Autrusseau et Maurice Goldring
Adaptation scénique de Laurent Terzieff
Avec Laurent Terzieff et Claude Aufaure
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LE LUCERNAIRE
53 rue Notre Dame des Champs
75006 Paris
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Genre :
Huis clos
(Durée indicative 1h20)

Le sujet :
Hughie, avec Laurent Terzieff, c'est l'histoire d' Erié Smith joueur pro et petit truand à ses heure, qui se raconte, à trois heures du matin, au nouveau gardien de nuit de son hôtel.
Selon la sensibilité de chacun :
Quelle attitude adopter face à l’inéluctabilité de la mort, au temps qui passe inexorablement, au non-sens qu’est la vie ?
Dans certaine de ses pièces, Tchekhov fait fuir ses personnages dans un tourbillon mondain et futile qui les empêche d’y penser.
Eugène O’Neill (prix Nobel de littérature en 1936), lui, fait se réfugier ses personnages, l’un dans le silence et le vide, l’autre dans la volubilité et l’affabulation. Tous les deux dans une même fuite face à une vision nihiliste de l’existence. Derrière la banalité de la situation, des mots, des attitudes, c'est donc à chaque spectateur de trouver le miroir de ses propres préoccupations, de sa propre intériorité.
Ceux que la problématique intéresse trouveront ici une pièce réussie, un moment rare, tant la qualité du texte, de l’interprétation, de la mise en scène, sont idéalement mis en valeur par l’intimité de la salle du Lucernaire (110 places).
Ceux qui aiment plutôt les pièces de boulevard, ou qui préfèrent lire un texte (la pièce est l’adaptation d’une nouvelle) plutôt que de le voir jouer sur scène (ce qui enlève au lecteur la liberté de son imagination) éviterons.
A noter également l’interprétation de Claude Aufaure. Immobile derrière son comptoir durant 1h20, une petite dizaine de répliques à dire, et malgré cela une présence, une concentration, des variations d’intentions (souligné par une voix off) exceptionnels. Une leçon d’interprétation.
(Patrick, 49 ans, Paris)

En synthèse :
Un huis clos, où derrière l'apparente banalité des propos est dépeinte
une vision nihiliste de l'existence. Pour qui aime le théâtre de reflexion.