|
L'HOMME
QUI A VU LE DIABLE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
de
Gaston Leroux
Mise en scène de Frédéric
Ozier
Par la troupe acte 6
|
|
ATHENEE
- SALLE CHRISTIAN BERARD
7 rue Boudreau
75009 PARIS
|
|
Genre
:
Comédie

Le
sujet :
L’étrange histoire de quatre alpinistes perdus dans
le Jura Suisse qui trouvent refuge une nuit de tempête
chez un homme qui prétend avoir signé un pacte
avec le Diable…!
55 minutes de bonheur :
Quelle bonne idée de représenter cette très courte pièce (55mn) de Gaston Leroux, petit bijou à (re)découvrir.
L'escalier qui conduit à la salle sous les combles du théâtre de l'Athénée est aménagé comme un musée des horreurs et nous fait pénétrer dans un écrin délicieusement lugubre et macabre. L'heure se prête à cette mise en scène: il est 23h, l'horloge du décor nous l'indique. Au mur des toiles d'araignées, une tête de sanglier toutes dents dehors au mur, dehors les éclairs fulgurants de l'orage qui gronde dans la montagne.....Brrrr, de quoi donner des frissons. Nous voici en condition pour rencontrer l'homme qui a vu le diable.
Dans la plus pure tradition du théâtre Grand-Guignol, les comédiens vont avec outrance et jubilation (et aussi talent) nous emmener au domaine de nos peurs, de nos penchants les plus noirs, du diable qui sommeille en nous."Es-tu le diable ou le fond de ma pensée?", interroge un personnage. Quelques frissons et de grands éclats de rire plus tard: il est minuit, c'est fini. Crime ou accident? Coupable ou innocent?
Mais le spectateur ne se pose pas de questions sur son plaisir: il est diablement ravi!
(Patricia, Paris)

Un spectacle hanté de bonheur
L’Homme qui a vu le diable ? Ce spectacle sera-t-il intello ou va-t-il nous saisir par son registre surnaturel ?
Avant de nous asseoir, le ton est déjà donné ! En effet, nous traversons un long couloir baigné d’une étrange lumière sur une musique ensorcelante, avec des « décorations » sanglantes et hantées dignes de celles d’un train fantôme à la fête foraine.
De même, nous naviguons de l’épouvante à la drôlerie dans se spectacle très Grand Guignol. Est-ce le diable qui se trouve dans ce refuge où s’abritent quatre alpinistes égarés ? Suspense…et s’il surgissait pendant que tout le monde dort ?
Les acteurs aux visages blancs ne se prennent pas au sérieux lorsque le sang jaillit ! Pas besoin d’un texte chargé pour planter des personnages drôles : la démarche de la servante, trottinant dans ses déplacements, nous amuse.
En résumé, ce spectacle colle bien à cette salle qui se présente comme un petit Musée de l’horreur et il s’adresse à tous ceux qui raffolent des prestations hantées, tournées en dérision et qui ne pourront pas éviter la question : et si le diable existait vraiment ?
(Claude, Courbevoie)