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ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR
(Actuellement
à l'affiche)
Pièce d' Alfred de Musset
Montée par Philippe Faure
Avec Pascal Carré, Armand Chagot, Claudine Charreyre, Anne Comte, Olivier Hémon, Gilles Olen, Marc Voisin
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THEATRE DE LA TEMPETE-GRANDE SALLE
Cartoucherie de Vincennes
75012 PARIS
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Genre
:
Classique

Le
sujet :
Perdican, fils du baron et jeune bachelier revient chez son père en compagnie de son précepteur, maître Blazius. Sa cousine Camille, accompagnée, elle de dame Pluche, sa gouvernante, rentre également au château. Le baron rêve d'unir Camille et Perdican et il confie ce dessein à maître Blazius et à Bridaine, le curé du village. Mais les retrouvailles entre le cousin et la cousine sont glaciales .
(Durée indicative : 1h45)
Convaincu :
Les « classiques » et les drames romantiques pièce d'un autre temps ?
Mea culpa, cette pièce m'a totalement converti et fait changer mes vieilles idées. J'ai tout simplement adoré la mise en scène de Philippe Faure.
Un style très épuré, une scénographie très contemporaine sans fioritures, avec des entrées sorties très propres et très inventives. Les seconds rôles, qui font plaisir à voir, sont dans un registre proche du « clown » tandis que les rôles principaux sont dans le registre du dramatique. Un très bon équilibre à mon avis et des choix très clair de mise en scène.
Une question reste cependant posée sur le jeu de Perdican. Je l'ai beaucoup aimé et je l'ai trouvé très juste. Je me demande malgré tout si sa désinvolture, son détachement correspondait bien à l'idée du rôle. Était il vraiment amoureux ? Je ne sais, mais pour ma part j'ai aimé.
Amateurs de théâtre, ou professeur de français qui redoutaient de faire découvrir les « classiques » à vos élèves, cette pièce devrait vous enthousiasmer !
(Frédéric, Paris)

Revisiter un classique, c’est toujours prendre un risque en soi :
Le metteur en scène Philippe Faure a fait des choix assumés dans cette nouvelle interprétation du classique d’Alfred de Musset.
D’abord le choix d’une mise en scène épurée, minimaliste. Que reste-t-il ? Une simple pelouse... Mais, me direz-vous les grands sentiments ne s’encombrent pas de fioritures.
Ensuite le choix d’acteurs détonant par leur forte personnalité physique. Le résultat en vaut le détour : une dame Pluche, gouvernante de Camille, travestie ! Maître Blazius et Maître Bridaine qui rivalisent dans le burlesque. Une Rosette des plus sensuelle et une Camille grave et dont la gravité se nourrit de sa froideur.
Reste Perdican… C’est là où le bas blesse. Comment peut-on représenter la force et la complexité des sentiments qu’illustre Alfred de Musset avec si peu de profondeur ?
Certes, le ton est juste. mais comment peut-il lâcher avec tant de superficialité sa fameuse tirade sur la nature « imparfaite et affreuse » de l’homme et de la femme ? Ca sonne faux. Revisiter un classique, c’est toujours prendre un risque en soi.
(Sophie, Paris)

En synthèse :
Certains choix d' interprétation sont controversés, mais la mise en scène
est plaisante et permet de découvrir sans s'ennuyer un grand classique.
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