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l'ANTICHAMBRE
Dernière le 27 juin

L'antichambre, de Jean-Claude Brisville, avec Roger Dumas, Danièle Lebrun, Sarah Biasini (durée 1h45).

THEATRE DE L'OEUVRE (325 places) 55 rue de Clichy, 75009 Paris (M° Place de Clichy)

La pièce n'est plus à l'affiche

Genre :
Théâtre Contemporain (Durée 1h45)

Le sujet :
Louis XIV est mort depuis longtemps. Le soleil est éteint. Maintenant le pouvoir n'est plus à Versailles mais à Paris dans les salons. Ce sont quelques femmes parmi les plus fines qui tiennent ces salons où se rassemblent les meilleurs esprits de l'Europe et les plus éclairés.
(Durée indicative : 1h45)

Les avis :

Bravo :
Si le sujet des salons philosophiques du temps de Diderot, Voltaire et Montaigne peut paraître un peu rebutant comme thème théâtral, cette pièce est finalement très vivante, drôle, et pleine d’énergie.
Les 3 personnages de la pièce sont admirablement interprétés, chacun avec leur vécu, leur personnalité forte. Avant même de connaître réellement leur vie, on devine leur passé. L’affrontement d’une société qui s’achève avec celle qui est en gestation est remarquable.On y voit les thèmes classiques de la philosophie de l’époque. : la liberté, la politique , l’égalité ...
Cette pièce nous dépeint aussi une ambiance, celle des salons où l’on venait pour briller plus que pour disserter. Et puis, l’arrivée de la nièce de la marquise, qui ne connaît pas encore tous les codes de bienséance, va venir perturber ce bel ordre social.
A travers son innocence, ses questions naïves à sa tante qu’elle adore, c’est en fait les questions fondamentales qui sont posées. Elle devient peu à peu une rivale, un danger pour la toute puissance de la Marquise.
La mise en scène est sobre mais l’on voit,au cours du temps qui passe, le salon se réduire peu à peu. C’est, bien sûr, le, symbole du pouvoir de la marquise qui se rétrécit au fur et à mesure que les philosophes vont fréquenter l’ « antichambre » du salon (la petite chambre de cette jeune fille) où les échanges d’idées sont réelles.
Bravo donc à la mise en scène et à l’ensemble des acteurs qui ont réussi à rendre cette pièce vivante et contemporaine.
(Gilles, Asnières)

Touchant :
Le rideau se lève sur un décor du siècle des lumières.
Nous sommes dans une petite pièce qui jouxte le Salon parisien de la Marquise, où se côtoient Voltaire, Diderot, Montaigne… Dans cette retraite, à côté des conventions, on y parle vrai, on s’y repose, peut-être laisse-t-on son masque tomber.
La Marquise embauche sa nièce comme lectrice. La jeune recrue y brille et rivalise de pertinence avec la marquise. Un subtil combat de femmes commence… Et me voilà touchée par ce lot de finesse et d’émotion, le jeu remarquable d’un trio touchant, sobre et juste.
(Florence, Paris)

En synthèse :

Trois comédiens de grand talent nous font revivre avec
brio l'atmosphère des salons au siècle des lumières.
(2 Molières en 2008)

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